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GRÈVE DES ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE : Les parents d’élèves contre le boycott des examens

Prévues à partir d’aujourd’hui, les compositions du premier trimestre dans le cycle primaire, risquent de connaître des perturbations en raison d’appels, de la coordination nationale des enseignants de ce palier, de boycotter l’organisation de ces épreuves.

Une décision que les parents d’élèves n’apprécient guère du moment que cela pénalisera en premier lieu les élèves. Pour le président de l’Association des parents d’élèves, Khaled Ahmed, « les examens sont un droit absolu des élèves que les enseignants doivent respecter », contestant de ce fait la décision de ces derniers de recourir au boycott des compositions pour la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Cependant, à en croire les propos de Khaled Ahmed, le ministère de l’éducation aurait assuré qu’il n’y aura pas de changements dans le calendrier des épreuves du premier trimestre, qui devront être entamées aujourd’hui. Des mesures auraient été prises, en effet, par la tutelle pour l’organisation de ces épreuves dans les délais fixés. D’autre part, des mesures de sanctions ont été prises contre les enseignants grévistes, en procédant à des ponctions sur leurs salaires et sur leurs primes de rendements. Ces derniers risquent même l’expulsion, s’ils viennent à répondre à l’appel du boycott. Il est à rappeler que plusieurs réunions entre la coordination des enseignants du primaire et les responsables du ministère de l’éducation ont été tenues mais ont vite viré à l’échec. Les deux parties ne sont arrivées à aucun compromis notamment en ce qui concerne la révision des statuts particuliers de cette catégorie de travailleurs du secteur, car la question est du ressort du ministère du Travail. Il faudra rappeler également que la grève des enseignants du primaire, entamée le 6 octobre dernier, était renouvelable chaque lundi, avant de passer à trois jours cycliques.
S’agissant de la plateforme de revendications de ces enseignants, il est à noter qu’il s’agit principalement de la promulgation du statut particulier, notamment dans ses aspects liés à la promotion, l’intégration et le classement. L’on revendique également l’application «immédiate et avec effet rétroactif» du décret présidentiel 14/266. On réclame le droit à la retraite proportionnelle sans limitation d’âge pour les enseignants, ainsi que la révision de la classification des enseignants du primaire. L’on réclame aussi la diminution des volumes horaires au primaire et ce au même titre que ce qui se fait dans les paliers moyen et secondaire. Les contestataires revendiquent, également, la régularisation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin qu’ils puissent bénéficier du statut de formateur, ainsi que la possibilité à l’enseignant de bénéficier de promotion jusqu’au titre de directeur d’école, et l’activation du dossier lié à la médecine du travail.
Ania Nait Chalal