Syndicats de l'éducation-Benghebrit

GRÈVE DE L’INTERSYNDICALE DE L’ÉDUCATION : «Benghebrit veut casser le mouvement»

La ministre de l’Éducation nationale,  Nouria Benghebrit, vient d’envoyer une circulaire aux différentes directions de l’éducation du pays, afin de se préparer au mouvement de grève de deux jours annoncée par l’intersyndicale du secteur. Benghebrit qui a appelé au respect des instructions données, a menacé de sanctions les chefs d’établissements contrevenants. Après l’annonce d’une action de grève nationale de deux jours, Nouria Benghebrit, est très vite passée à l’action pour mettre en place un plan visant à minimiser les répercussions de ce mouvement. La responsable aurait, en effet, instruit, à travers une directive, les chefs d’établissements scolaires de veiller à garder les enfants en classe et ne pas les laisser sortir même si leurs enseignants observent la grève. Elle a également appelé à l’orientation des élèves vers les classes des enseignants non grévistes. Benghebrit, a dans le même document, menacé les chefs d’établissements qui ne respectent pas ses instructions de les sanctionner. Ces mesures ont en tout cas provoqué l’ire des syndicats autonomes grévistes qui dénoncent des décisions répressives. Contacté à ce propos, le SG du SATEF Boualem Amoura a indiqué que le but du ministère est de faire pression sur l’intersyndicale. Qualifiant ses instructions «d’absurdes», notamment celles liées à la sanction des directeurs d’école, Amoura accuse Benghebrit de vouloir casser et la grève et les sydnicats. à titre de rappel, les syndicats autonomes ont décidé d’organiser une grève de deux jours les 26 et 27 février prochains, tout en tenant des rassemblements devant les directions de l’Éducation des wilayas de Batna, Laghouat, Relizane et Blida.
Cette action se fera avec la participation du CNAPESTE. Le collectif des syndicats autonomes compte le CLA, le SATEF, l’UNPEF, le CNAPESTE, le SNAPEST, et le SNTE, et dénonce, des dépassements du ministère concernant le projet du statut particulier et revendique, entre autre, le maintien de la retraite proportionnelle sans condition d’âge, la mise en place de mécanismes rétablissant l’équilibre du pouvoir d’achat, l’actualisation de la prime de la zone sur le nouveau salaire de base outre que celui adopté en 1989, la préservation des vacances de fins de semaines, et l’octroi au personnel au droit à un congé de maladie. Sur le plan pédagogique, il appelle à la révision des programmes scolaires, l’amélioration de la formation, des conditions de travail et de scolarisation, la réduction du volume horaire pour l’ensemble des paliers en respectant le volume de travail et les tâches assignées, la préservation du pouvoir pédagogique des enseignants et la liberté d’exercer le travail syndical. De son côté, Nouria Benghebrit, a estimé, hier, que la nature de la demande syndicale a changé. « Ils évoquent la loi sur la retraite, l’augmentation des salaires et la hausse du niveau de vie, qui ne relèvent pas de la compétence du ministère de l’éducation nationale, a-t-elle déclaré à ce propos.
Ania Nait Chalal