Glissement

Glissement de terrain à Boumerdès : Un phénomène naturel à prendre en charge

Le problème de glissement de terrains est un sérieux problème qui se pose à de nombreuses communes de la wilaya. Cet état de fait ne cesse de prendre de l’ampleur notamment lors des saisons de pluies.

La défaillance des services techniques de l’administration est à chaque fois montrée du doigt par les citoyens qui se trouvent directement menacés. Ce phénomène n’épargne ni les habitations ni les infrastructures et encore moins les routes.En plus des désagréments causés lors des dernières précipitations qui se sont abattues sur toute la wilaya, des glissements de terrains avec plus de gravité ont été enregistrés dans plusieurs localités. Dans la commune de Béni Amrane , pas moins de 150 maisons de la cité Sidi Slimane, sont menacées par un important glissement de terrain qui s’est produit l’année passée qui s’est aggravé en touchant les fondations de nombreuses maisons érigées sur un talus de 14 m de hauteur. Les promesses des autorités pour y remédier sont vaines dénoncent les habitants qui vivent la peur au ventre. « Nos maisons risquent de s’écrouler à tout moment » déplorent-ils en pointant du doigt la négligence des autorités qui tardent à ériger des murs de soutènement. En dépit d’un budget de 86 millions de dinars dégagé pour les travaux aménagement de la cité , rien n’est fait, s’inquiètent les habitants. Chabet-El-Ameur , une commune enclavée située à une quarantaine de kilomètres au Sud est de Boumerdès est la plus exposée au phénomène des affaissements de terrains. La cité 250 logements sociaux locatifs dont une partie située en haut reste la plus exposée au danger. Un immense glissement de terrain s’est produit en s’aggravant d’où la vie des habitants est mise en péril. Le centre-ville n’est pas épargné puisque les dernières averses ont provoqué , un grave glissement de terrain touchant sérieusement la polyclinique d’où l’expertise du CTC a préconisé la fermeture temporaire pour effectuer des travaux de réhabilitation avant que les autorités locales et le wali ordonnent la poursuite des soins dans une partie et les travaux dans une autre partie. ‘’Est-ce la solution pour y remédier définitivement à ce phénomène ‘’ qui touche presque toute la ville , s’inquiètent les citoyens qui réclament une réelle prise charge technique. Le lycée qui a été ébranlé par un affaissement de terrain a pénalisé les élèves qui étaient contraints de suivre leurs cursus dans des conditions difficiles avec la surcharge des classes et orientation d’autres vers le CEM et l’école primaire jouxtant l’établissement secondaire en question à cause de la fermeture de plusieurs classes menacées par l’effondrement. Le nouveau lycée inscrit tarde à voir le jour , dénoncent les lycéens.
Les routes principales ont subi les contre -coups des dernières pluies qui ont provoqué plusieurs glissements de terrains dans de nombreux endroits obstruant la circulation routière. A exemple de la route principale reliant Chabet-El-Ameur- les Issers et l’axe routier reliant le chef-lieu au village Aït Brahim ont subi plusieurs affaissements de terrains obstruant de fait la chaussée rendant la circulation impraticable et dangereuse aux milliers automobilistes qui empruntent ces importants axes routiers. Naciria,une commune située à l’est de Boumerdès se trouve à la même enseigne ou un glissement de terrain sur l’important axe routier reliant plus d’une quinzaine de villages au chef-lieu a été fermé pendant plusieurs jours obligeant les citoyens et les lycéens à faire de longs détours pour rejoindre leur destination. Au niveau du village Ihsamène plusieurs glissements de terrains sur la chaussée ou des villageois avaient des difficultés à dégager la route.
Encore une fois les tares de administration en la matière sont mises à nue. A chaque tempête , c’est le même scénario qui surgit dans nos villes et villages. Les travaux de curage des avaloirs, des oueds, des réseaux assainissement, des études de sols pour la réalisation des logements et d’infrastructures de base semblent ne pas être la priorité des autorités locales et compétentes pour éviter des dangers qui guettent les citoyens de cet autre phénomène naturel.
B. Khider