GC Mascara

GC Mascara : Les joueurs poursuivent la grève, le club dans l’impasse

Le GC Mascara s’est présenté jeudi soir au stade 24-février de Sidi Bel-Abbès avec son équipe espoirs pour affronter l’USMBA en match amical après le refus des seniors de reprendre le travail, plongeant le Ghali dans la crise. Au-delà du score large (5-1) au profit de l’USMBA (Ligue 1), le rendez-vous a confirmé le malaise qui secoue les gars de la ville de l’Emir Abdelkader.
Les joueurs du GCM observent depuis lundi dernier une grève pour revendiquer la régularisation de leur situation financière, eux qui sont sans salaires depuis plusieurs mois. Cet état de fait s’est d’ailleurs répercuté négativement sur le parcours de l’équipe depuis le début du championnat de Ligue 2, comme l’atteste sa peu reluisante dernière place qu’elle occupe au classement après cinq journées. Pourtant, au niveau de la direction du club, l’on donne l’impression de ne se soucier guère de l’avenir de l’équipe.
C’est du moins ce que reproche l’entraîneur intérimaire, Abdelaziz Bot à ses dirigeants, dans des déclarations à la presse à l’issue du match amical face à l’USMBA. « On traverse une situation des plus délicates. Jamais le GCM n’a connu une telle conjoncture marquée par l’absence totale des dirigeants qui nous ont tout simplement abandonnés. Le président du club, lui, a des circonstances atténuantes, du fait qu’il est alité, mais je ne comprends pas l’attitude de ses collaborateurs qui n’ont donné aucun signe de vie », déplore l’ancien joueur du GCM.
« Outre la non-régularisation des salaires des joueurs, conduisant à la grève qu’ils ont enclenchée, l’équipe ne dispose d’aucun moyen pédagogique digne d’une formation professionnelle. Même les clubs amateurs sont mieux nantis dans ce registre », a-t-il poursuivi. Face à cette impasse dans laquelle se trouvent les Mascaréens, une année après avoir retrouvé l’élite, la rue à Mascara bouillonne depuis quelques jours. Les fidèles de cette formation ont même organisé, en milieu de semaine, un sit-in en ville pour revendiquer l’intervention des autorités locales, tout en réclamant le départ collectif des dirigeants, responsables à leurs yeux des problèmes du club. L’entraîneur Majdi Kourdi, qui avait rallié les Vert et Blanc au cours de l’intersaison, a été le premier à avoir tiré la sonnette d’alarme, deux journées après le début de la compétition. Il a fini par jeter l’éponge, tout en pointant du doigt, à son tour, les dirigeants.