bouteflika4

Gardes communaux et prisonniers des événements de Ghardaïa : Les dossiers sur le bureau du Président Bouteflika

La poursuite du processus de la réconciliation nationale pourrait bien connaitre des rallonges importantes les prochains jours, si l’on suit bien les propos du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Nourredine Bedoui, qui a affirmé, mardi à Ghardaïa, que le ministère était en contact permanent avec les gardes communaux en vue de satisfaire leurs revendications, ainsi qu’avec les notables du Mzab pour l’élargissement des jeunes incarcérés lors des événements de 2015.
Bédoui a notamment indiqué que l’Etat « ne laissera pas tomber la garde communale et le ministère de l’Intérieur est en contact permanent avec les membres de ce corps et plusieurs acquis ont déjà été réalisés en leur faveur », car, « les gardes communaux ont soutenu l’Algérie dans les moments où elle en avait besoin », tout en précisant que plusieurs commissions « s’attèlent, en concertation avec les représentants de ce corps, à l’examen de cas inhérents à plusieurs volets sociaux au profit des membres de ce corps et parviendront à clore ce dossier en toute responsabilité ».
Interpellé sur la possibilité de décider d’une grâce au profit des personnes impliquées dans les actes de violence qu’a connu la wilaya de Ghardaïa ces dernières années, Bedoui a confirmé la faisabilité d’intégrer les jeunes de la région dans un processus plus large de la réconciliation nationale : « Cette demande m’est parvenue par le biais des notables de la wilaya dans une lettre adressée au président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour la libération de certains jeunes impliqués dans les évènements de Ghardaïa et à mon tour, je transmettrais fidèlement le message des notables au président Bouteflika, premier magistrat du pays, qui examinera cette doléance et prendra certainement la décision adéquate ». On le sait, depuis la deuxième décadre de septembre dernier, la réconciliation nationale a repris sa place dans l’échiquier national. La large place faite à la réconciliation nationale à Ghardaïa et à Tizi Ouzou, le 21 septembre même, renseignait bel et bien sur la prépondérance désormais visible qu’on donnait à la réconciliation, de nouveau à l’ouvrage pour atténuer les tensions et lisser les aspérités en Algérie. S’agissant du plus grand projet politique du président Bouteflika, il n’y avait pas de raison de penser qu’il était hors d’usage, d’autant que les énoncés de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale laissaient présager qu’il y aurait une « rallonge» de mesures de paix et de clémence. De son côté, dans la dernière semaine du mois de septembre 2017, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, plaidait devant le Parlement pour la paix et la cohésion sociale et politique, donnant une nouvelle image d’un réconciliateur convaincu, affirmant l’attachement du gouvernement à l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale et en appelant de ses vœux les terroristes à déposer les armes et à réintégrer la société : « J’affirme au nom du gouvernement notre attachement à l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale à la lettre et dans son esprit », a-t-il dit, précisant que « il n’y a aujourd’hui aucun doute quant à la réussite de cette démarche même si au début, ce qui est normal, certaines appréhensions ont été exprimées au sein de la société avant qu’elles ne soient dissipées suite au retour de la paix et de la sécurité à travers le pays ».
O.F.