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Forte amélioration de l’hygiène durant l’Aïd el Adha : Le grand ménage de la Capitale

Pour veiller à la propreté de l’environnement, à l’occasion de l’Aïd el Adha, et surtout garantir le bon déroulement de l’opération de collecte des déchets ménagers et des résidus découlant de l’opération de sacrifice, les entreprises d’hygiène « Netcom » et « Extranet » ont mobilisé plus de 10 000 agents d’hygiène et 750 camions pour prendre en charge l’opération de nettoiement.
Pari gagnant ! Puisque sur le terrain, l’on a pu observer le grand travail qui a été fait au niveau de la plupart des rues et des cités de la capitale, durant les deux jours de l’Aïd El Adha.
En effet, selon les responsables de ces entreprises, qui ont affirmé qu’un plan prévoyant de doubler le nombre de bennes à ordures au niveau des points noirs, tout en précisant que les marchés de proximité bénéficieront d’opérations de nettoyage et des équipes y seront affectées pour l’enlèvement des ordures. Pour les deux jours de l’Aïd, l’opération a été axée sur le nettoiement des grandes places de la capitale, des quartiers populaires à forte densité démographique, des jardins publics, des mosquées et des cimetières. Tous les moyens humains et matériels ont été déployés pour répondre aux différents besoins qu’impose cette fête religieuse. Il faut le dire, dans plusieurs quartiers, la population a quelque peu fait preuve de civisme, et les sociétés de nettoyage ont relativement assumé leur mission, ce qui a fait qu’au lendemain de l’Aïd El Adha une ambiance très agréable a été constatée. Pour une fois, l’Aïd El Adha a été célébré dans une ambiance plus ou moins propre.
La collecte des déchets a démarré dès le premier jour de l’Aïd. Dans plusieurs quartiers, les entreprises de nettoyage ont même effectué plusieurs passages pour débarrasser les trottoirs des sacs de déchets. À Alger et sa banlieue, les lendemains de l’Aïd ont, contrairement à d’habitude, été plutôt agréables. Mais il faut dire que « Netcom » et « Extranet » ont mobilisé plus de 10.000 agents d’hygiène et 750 camions pour prendre en charge l’opération de nettoiement et de collecte des ordures à travers les rues de la capitale dans le cadre de leur programme spécial Aïd El Adha. Une virée dans certains quartiers de la capitale a permis de constater qu’effectivement, la ville a été débarrassée des ordures occasionnées par le sacrifice de l’Aïd. Sur place, les éboueurs s’affairaient à nettoyer les rues alors que les camions à benne enlevaient les quelques sacs-poubelles déposés tardivement. Des camions citernes ont même été utilisés pour nettoyer les trottoirs du sang et autres détritus laissés après le sacrifice.
La forte amélioration du service de la collecte, constatée durant et après l’Aïd, revient cette année à la bonne organisation et surtout au renforcement des moyens mis en place. Il faut également saluer le sens civique des citoyens qui ont respecté certaines règles de précaution indispensables lors du rituel du Sacrifice du mouton, ce qui a facilité la tâche aux agents de collecte des ordures. Dans certains quartiers, les citoyens se sont même organisés pour le ramassage des détritus et le nettoyage du quartier après avoir accompli le rituel. Un véritable esprit de solidarité s’est caractérisé dans ces espaces. Des groupes se sont occupés du Sacrifice alors que d’autres ont pris le relais pour le nettoyage. Ils ont ainsi laissé leur quartier propre. Des exemples à suivre car même si l’opération de ramassage et le civisme des citoyens ont connu une amélioration par rapport aux Aïds précédents, il n’en demeure pas moins que cela reste insuffisant. Il ne faut pas se voiler la face. Aïd ou pas Aïd, nos ruelles, quartiers et villes sont plongés, à longueur d’année, dans les ordures. Alger est l’une des capitales les plus sales au monde. Jadis, appelée la Blanche, elle n’est que l’ombre d’elle-même. Partout où on va, on est «agressé» par les poubelles éventrées. La responsabilité est partagée entre les sociétés de ramassage des ordures et les citoyens.
Il est temps que l’on prenne nos responsabilités pour vivre dans la propreté. Mais il faut le dire également que certaines rues et cités algéroises se sont transformées pour devenir de véritables foyers d’insalubrité. La saleté a envahi les moindres recoins de l’espace urbain, et ce, en l’absence d’un travail d’accompagnement en matière d’hygiène devant éviter cette situation récurrente.
Mohamed Wali