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Fayez Al-Sarraj lors de sa visite à Vienne : «Il y a 800 000 migrants illégaux et pas plus de 20 000 dans les camps en Libye»

Dans une interview, à l’agence de presse autrichienne APA, le premier ministre du gouvernement d’union national libyen, Fayez al-Sarraj, a affirmé qu’il y a plus de 800 000 migrants illégaux, dans son pays, dont pas plus de 20 000 sont dans les camps. Et c’est à partir de Vienne, où il était en visite, lundi dernier, que le responsable libyen a exprimé son point de vue sur les critiques européennes envers la Libye en matière migratoire, déclarant que « le problème doit être pris à la racine en renforçant la coopération avec les pays d’origine de ces migrants » a-t-il estimé, dans cette interview.

Alors que la Libye est dans une situation chaotique, depuis plus de sept ans, du fait de l’effondrement des institutions du pays, suite à la crise survenue dans ce pays, en 2011, précipitant l’intervention étrangère de l’OTAN; l’insécurité, l’instabilité et les divergences minant les relations entre les acteurs libyens et éloignant la perspective de voir ce pays sortir de la spirale cahotique dans laquelle il a été plongé, il y a plus de sept ans.
Régulièrement mis sous pression par des pays membres de l’Union européenne (UE), des ONG et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) sur les conditions qui règnent dans les camps des migrants irréguliers, qui sont au nombre de 20 000, des 800 000 migrants illégaux, que compte le pays, selon l’annonce du premier ministre libyen, lundi. à partir de Vienne, Fayez Serraj leur répond par un appel, non sans résonnances.
Il dira en effet, «nous appelons les pays qui se soucient des migrants dans les camps à nous aider directement» en leur proposant, a-t-il poursuivi «soit en les prenant chez eux, soit en nous aidant à les renvoyer dans leurs pays» a-t-il déclaré. à l’occasion de sa visite officielle à Vienne, le responsable libyen a eu à rencontrer le chancelier Sebastian Kurz et le président Alexander Van der Bellen.
Le Premier ministre, Fayez Serraj, a déclaré, à partir de Vienne, que «nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties, que ce soit à l’échelle internationale ou à l’échelle libyenne.»
Par ailleurs, depuis son annonce, mi-janvier dernier, de la tenue, dans les prochaines semaines, de la conférence nationale libyenne, sur le sol libyen et entre les acteurs libyens, l’émissaire des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé n’a à ce jour, annoncé aucune date qui verra l’organisation de ce rendez-vous inter-libyen.
Le responsable onusien vise, par cette conférence qui devrait voir réunir les acteurs libyens, tracer la voie vers des élections législatives et présidentielle, devant se tenir, selon le planning onusien au printemps prochain.
Karima B.