FABRICATION DE TABAC CONTREFAIT : Démantèlement d’un atelier clandestin à Sétif

Mettant à profit la pandémie virale du coronavirus et l’attention accordée par les pouvoirs publics et leurs instruments, toutes natures confondues, à juguler la propagation du virus, nombreux sont les commerçants occasionnels qui ont réactivé la vente informelle, la multiplication d’étals de tous genres et ce faisant de la fraude et la contrefaçon. Ainsi, ce qui est commun à toutes les wilayas du pays l’est forcément pour celle de Sétif, où les services de police n’ont pas baissé la garde et surveillé tous les phénomènes sociaux du genre afin de contrarier ou carrément anticiper sur leur expansion incontrôlable sinon difficilement surmontable une fois la sortie définitive du confinement obtenue. Ainsi, sont-ils parvenus, selon un communiqué de la sûreté de wilaya faisant état du bilan du mois de mai passé, à démanteler un réseau de trafic de tabac à chiquer contrefait et procédé à l’arrestation de trois individus. Cette opération s’est faite consécutivement à un contrôle exécuté au centre-ville et qui a permis le repérage d’un véhicule suspect à bord duquel, effectivement, les policiers feront la découverte de pas moins de 64 000 sachets de tabac prêts à la consommation, donc à être écourtés sur le marché. Et à la faveur d’une extension juridictionnelle de compétences, ils remonteront jusqu’à l’atelier clandestin où a été fabriquée cette cargaison, lequel atelier était domicilié dans la ville d’Aïn-Oulmène (30 km au sud-ouest de Sétif). Sur les lieux seront récupérés les équipements et machines ayant servi à la fabrication du tabac, en même temps que 42 000 autres sachets, 76 000 unités d’étiquetage et de boîtes d’emballage portant des marques commerciales fictives. Une enquête encore plus approfondie a été engagée.
Med R. D.