Attentat de Tiaret

Enquête sur l’attentat kamikaz de Tiaret : Deux potentiels suspects arrêtés

Les investigations menées au lendemain de l’attaque kamikaze avortée de Tiaret, perpétrée le 30 août dernier contre le siège de la Sûreté de wilaya, où deux policiers-héros ont perdu la vie, donnent les premiers résultats sur le terrain.

En effet, deux suspects, en lien avec cette attaque terroriste, ont été arrêtés, vendredi, par les forces de l’ANP au cours d’une opération de recherche conjointe avec la Gendarmerie nationale, apprend-t-on d’un communiqué diffusé, hier, par le ministère de la Défense nationale. «Dans le cadre de la lutte antiterroriste, les forces de l’Armée nationale populaire en coordination avec la Gendarmerie nationale ont arrêté le 8 septembre 2017 deux personnes en liaison avec l’attentat terroriste contre le siège de la Sûreté de wilaya de Tiaret (2e Région militaire)», pouvait-on lire sur le communiqué qui ne porte pas sur des détails. L’arrestation des deux personnes en lien avec l’acte terroriste, qui, pour rappel, a été revendiqué par la tristement célèbre organisation Daech (EI), renseigne sur l’avancée de l’enquête en cours. L’attentant kamikaze aurait causé d’énormes dégâts humains et matériels si ce n’était la veille et la vigilance des deux agents policiers-malheureusement tués-qui ont empêché l’assaillant de pénétrer à l’intérieur du siège de la Sûreté nationale. D’ailleurs, au-delà de jeter les Algériens dans l’émoi, l’acte héroïque des deux victimes a été salué et un hommage de toute l’Algérie leur a été rendu.
Cette attaque terroriste avortée est la deuxième en l’espace de sept mois. Fin février dernier un kamikaze opérant sous la bannière de Daech a tenté de se faire explorer devant un commissariat de police à Constantine. Là encore, l’irréparable a été évité grâce à la riposte d’un policier en faction.
De ce fait, il y’a lieu d’observer que la liste des échecs à répétition essuyés par les terroristes encore en activité ne fait que s’allonger. On n’est plus en effet dans les années 90 où les capacités de nuisance du terrorisme faisaient perdre la visibilité aux services de sécurité pour le contrer et brouillait même les pistes susceptibles de mener à la source du crime et mettre la main sur les auteurs responsables des attentats perpétrés. Autrement, aujourd’hui, l’hydre subversive, se savant dès le départ vaincue, ne jouit plus de cet état d’esprit qui lui permettait, durant la décennie noire, de semer la mort à volonté.
A tel point que, ce qui reste des groupes armés tente en vain de porter des coups psychologiques à travers des attaques éparses et ciblées, qui trouvent en face, et assez souvent, des services de sécurité aguerris et imprégnés des dernières stratégies de frappes terroristes.
Farid G.