SNATEGS grève

En grève de trois jours depuis hier : Les travailleurs de Sonelgaz maintiennent la pression

Les travailleurs du groupe Sonelgaz affiliés au Syndicat national des travailleurs d’électricité et de gaz (Snategs) sont revenus hier à la charge, par le lancement de la seconde série de grèves. N’ayant pas reçus d’écho favorable à leur plateforme de revendication, les travailleurs poursuivront leur mouvement jusqu’à demain, en attendant d’autres actions à venir.
Le mot d’ordre de grève de 3 jours lancé par le Snategs a été bel et bien observé, hier, par les travailleurs dans les différentes régions du pays, a-t-on appris. Ce second débrayage intervenant après celui des 21, 22, et 23 mars derniers, se veut, selon les initiateurs, une manière de maintenir la pression sur la direction générale de Sonelgaz qui refuse de prêter oreille à leurs doléances. Contacté, à cet effet, le secrétaire général du Syndicat, Kouafi Abdelkader, a fait savoir que le taux de participation avait atteint les 65% au niveau national. Selon notre interlocuteur, le suivi de la grève a progressé comparativement à la fois précédente. Il a fait état dans ce cadre d’idées d’un taux de suivi de 100% au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, de 95% à Béjaia, 75% à Sétif, 85% à Mila, 75% à Ain Defla, 45% à Oran, et 55% à Chlef. Quant à Alger, le SG du Snategs souligne que le taux de participation ne dépasserait pas les 35% et ce « en raison d’une forte pression exercée sur les travailleurs s’y trouvant ». Notre interlocuteur regrette, dans ce cadre d’idée, le mutisme dans lequel est plongée la direction générale de Sonelgaz depuis le début des actions de contestations. La seule réponse qu’on a eu, regrette-t-il encore, est celle d’une violente répression. Il a rappelé, à ce titre, les précédentes actions organisées durant trois jours le mois de mars dernier à Tizi Ouzou, Bejaia et Alger. Bien que qualifiés de réussis, les rassemblements et les sit-in des travailleurs ont été marqués par une forte mobilisation de la police pour amorcer le mouvement. S’agissant, par ailleurs, des revendications du Snategs, notre source rappelle en premier lieu le respect des libertés syndicales. Selon lui, la direction du groupe exerce une pression sur les travailleurs pour qu’ils ne rejoignent pas le Syndicat, alors que les syndicalistes sont arbitrairement sanctionnés. Aussi parmi les revendications socioprofessionnelles des travailleurs, le SG du Snategs évoque la suppression de la polyvalence, l’augmentation des salaires à 50%, la promotion automatique après 3 ans de travail, et la fixation des primes de risques pour les travailleurs exécutifs et les agents de sécurité et des primes d’encouragement pour tous les travailleurs sans distinction.
Ania Nch-Nb