Hamouda

EN DÉTENTION DEPUIS LE 27 JUIN DERNIER : Noureddine Aït Hamouda remis en liberté provisoire

Placé en détention provisoire fin juin dernier à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, l’ancien député du RCD, Noureddine Aït Hamouda, retrouve la liberté provisoire à la faveur d’une décision de la chambre d’accusation près la Cour d’Alger. C’est ce qu’a indiqué, hier, sur son compte facebook, la fondation Colonel Amirouche, expliquant qu’après introduction d’un appel par les avocats du mis en cause, Maïtres Houali, Dekkal et Goutal, la chambre d’accusation près la Cour d’Alger a prononcé la libération de Noureddine Ait Hamouda.
Arrêté le 26 juin dernier à Tichy dans la wilaya de Béjaïa, le fils du colonel Amirouche a été placé le lendemain sous mandat de dépôt, après  avoir  été  présenté  devant  le  procureur  de la République et le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger. Il est poursuivi pour « atteinte à des symboles de la Nation et de la Révolution, offense à un ancien président et incitation à la haine et  à  la discrimination raciale », selon ses avocats. À rappeler que le directeur d’El Hayat TV, qui était également auditionné par le procureur, a été relâché.
Une semaine plutôt, Noureddine Aït Hammouda, interviewé par El-Hayat TV, dont l’animateur n’est autre que Habet Hannachi, directeur de cette chaîne privée, a gravement accusé l’Émir Abdelkader, lui et sa descendance, le qualifiant de « traitre » pour avoir « vendu l’Algérie à la France ». Pas que, l’invité de cette chaîne de télévision a accusé les enfants, les petits-enfants et la veuve de l’Émir d’avoir touché une pension de la part de l’État français. En sus, l’ancien député s’en était également pris au défunt président Houari Boumedène. Des propos alors à l’origine d’une grosse polémique qui s’est emparée de la scène politico-médiatique. Le lendemain, le directeur d’El-Hayat TV, Habet Hannachi a été convoqué par l’ARAV qui a saisi le ministère de la Communication, lequel a décidé, en conséquence, de suspendre la chaîne pour une durée d’une semaine.
F. G.

COUR D’ALGER
Le procès de Mahieddine Tahkout reporté au 19 septembre
La Cour d’Alger a reporté, hier, le procès de l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout, poursuivi pour corruption aux côtés d’anciens responsables, au 19 septembre prochain à la demande du collectif de défense.
L’affaire a été réinscrite au rôle de la sixième chambre pénale de la Cour d’Alger, après que la Cour suprême ait rejeté, en mai dernier, tous les recours introduits par les accusés et accepté celui du parquet général concernant la décision rendue pour certaines accusations et la peine prononcée pour certains accusés le 18 novembre dernier. Les pourvois en cassation, présentés par les parties civiles et le juriste du Trésor public, ont été acceptés dans la forme et dans le fond.
Le 18 novembre dernier, la Cour d’Alger avait condamné l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout à 14 ans de prison ferme et les anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal à une peine de cinq ans de prison ferme. Les anciens ministres Youcef Yousfi et Amar Ghoul ont écopé de 18 mois de prison avec sursis et l’ancien ministre, Abdelghani Zaâlane, a été acquitté.
R. N.