Sid-Ahmed Ferroukhi

En campagne de proximité à Kouba (Alger) : Ferroukhi au chevet des artisans

Depuis le début de sa campagne électorale, Sid Ahmed Ferroukhi, qui chapeaute la liste FLN dans la Capitale pour les législatives du 4 mai prochain, ne cesse de diversifier ses sorties de proximité sur le terrain, en ciblant toutes les catégories de la société, a-t-on observé.
Hier encore, l’ex-ministre de l’Agriculture a choisi la commune de Kouba comme étape dans le cadre de la promotion de sa candidature en prévision des prochaines législatives. Ferroukhi, malgré une journée très chaude, n’a pas hésité à parcourir, à pied, avec les militants de son parti et animateurs de sa campagne électorale depuis le siège de sa permanence, le palace public devant le siège local de la mairie, la Kasma de l’Organisation des moudjahidines et jusqu’à la ville de Garridi pour entrer en contact avec les citoyens. Dans la placette publique de la ville de Kouba, Ferroukhi a fait une halte en passant devant les différentes échoppes de ventes de produits artisanales et en discutant avec les commerçants. Une occasion que des artisans et membres de l’association locale de l’artisanat ont voulu saisir pour solliciter le candidat du plus vieux parti et connaitre ses positions et les solutions qu’il compte porter pour améliorer leur situation socioprofessionnelle. Ferroukhi a insisté dans sa discussion avec les artisans sur place de mettre en avant la relation entre les prochaines élections et la nécessité de choisir un candidat qui porte leurs préoccupations afin de légiférer des lois qui leur sont favorable.
À cet effet, Ferroukhi n’a pas hésité de donner des explications pour développer son programme électoral. Pour lui, toutes les orientations et mécanismes de différents secteurs, y compris celui de l’artisanat, sont élaborés et défini par l’Assemblée populaire nationale (APN). « Les secteurs gouvernementaux ne confectionnent pas leurs politiques par eux-mêmes, mais ils tiennent leur encrage et leur référence de la loi. Des gens croient qu’on peut faire des politiques sectorielles sans se référer à la loi parce qu’ils pensent que la loi ne parle que des choses globales. La loi est l’encrage de toutes les politiques publiques » a-t-il expliqué. Toutefois, Ferroukhi, face à ses interlocuteurs des artisans, a souligné que le secteur de l’artisanat souffre de deux problèmes majeurs en termes de la réglementation en vigueur : la qualité de la réglementation qui marque un peu de recul de vécu de l’artisan et la problématique de l’application de la loi et de ses mécanismes quand bien celles-ci existent. En passant devant une échoppe de vente de couffins traditionnels, Ferroukhi n’a pas hésité à appeler les citoyens pour acheter des couffins traditionnels et de se débarrasser, par la suite, des sacs en plastique. Devant son appel, l’un des artisans l’a interrogé sur les problèmes rencontré par les artisans pour s’approvisionner en matières premières et aussi en termes de commercialisation de leurs produits. Ferroukhi a affirmé qu’une fois arrivé à l’APN, il plaidera pour une politique coordonnée entre les pouvoirs publics d’un coté et les associations et la chambre des artisans de l’autre coté à l’effet d’arriver à une politique commune. Selon lui, la solution pour réaliser un réel sursaut du secteur de l’artisanat est de coordonner les secteurs public et privé car des segments comme la commercialisation ne peuvent se réaliser sans le secteur privé. En outre, les artisans ont remercié Ferroukhi de sa visite et lui ont même offert un tableau de peinture représentant un paysage de Grand désert.
Hamid Mecheri