Sit-in intersyndicales

Elle aura lieu le 1er mai prochain : Marche nationale de l’Intersyndicale à Bejaia

Pour l’organisation d’une marche nationale, le 1er mai prochain, Journée internationale des travailleurs, le choix de la Coalition des 15 Syndicats autonomes s’est porté sur la wilaya de Bejaia. Redoutant l’intervention de la police pour empêcher cette marche dans la Capitale, l’Intersyndicale a préféré organiser son action dans un environnement favorable. Ou plutôt dans un territoire conquis.
La décision a été prise, hier, lors d’une rencontre ayant regroupé les 15 Syndicats autonomes de différents secteurs d’activités de la Fonction publique. En effet, annoncée depuis quelques jours, cette marche nationale qui devra coïncider avec la Fête internationale des travailleurs sera organisée à Bejaia. Les syndicalistes ont longtemps débattu atour du lieu de l’action, avant de se fixer. Certains voulaient que cela soit à Alger et étant donné que les conditions n’y seront pas favorables pour son bon déroulement, la marche devra, donc, avoir lieu à Bejaia. C’est ce qu’a révélé le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’Éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura. Il a expliqué, entre autres, le choix de la date du 1er mai. Cette date représente, pour l’Intersyndicale, selon Amoura, un symbole de lutte. Et c’est pour dire, poursuit-il, que pour les travailleurs algériens, ce n’est pas la Fête, mais plutôt le deuil. Il a été également décidé lors de cette rencontre, a fait savoir le SG du Satef, d’une journée d’étude, le 8 avril prochain, au siège du Cnapest sur l’avant-projet de loi du nouveau Code du travail. Amoura a souligné, d’autre part, qu’il sera question prochainement de la saisie du Conseil constitutionnel par des députés par rapport à la «non-constitutionnalité» de la loi sur la retraite. Évoquant, de son côté, la pétition nationale de l’Intersyndicale pour le maintien de la retraite anticipée, le SG du Conseil des lycées d’Algérie, Idir Achour, a laissé entendre que le but de 1 million de signatures sera presque atteint. Pou rappel, l’Intersyndicale avait entamé sa série de grèves reconductibles, le 18 et le 19 octobre 2016, ensuite le 24 et le 25 du même mois. Une autre série a été également organisée les 21, 22, 23, 27, 28, et le 29 novembre 2016, ainsi qu’un rassemblement national à Alger empêché par les forces de l’ordre le 27 novembre 2016. Après une pause de courte durée, l’Intersyndicale est revenue à la charge le mois de janvier 2017 à travers l’organisation de 4 rassemblements régionaux dans le Centre, l’Est, l’Ouest et le Sud du pays. La dernière action remonte au 25 février dernier, où il a été question d’un rassemblement national dans la wilaya de Tizi Ouzou. L’Intersyndicale est actuellement composée de 15 syndicats de différents secteurs d’activités de la Fonction publique. Y sont adhérés, le Cnapest, le SNTE, le Satef, le SNPSP, le CLA, le Snapest, le Snaptep, le Snapep, le SNVFAP, le Snategs, le Safap, l’Unpef, le Cnes et le Syndicat national des imams. S’agissant de sa plateforme de revendications, la Coalition appelle à l’annulation de la nouvelle loi sur la retraite, la protection du pouvoir d’achat des travailleurs et, enfin, à la modification du nouveau Code du travail.
Ania Nait Chalal-Nait Baha