FFS

Élections locales : Le FFS présent dans au moins 33 wilayas

Le Front des forces socialistes (FFS) s’attaquera aux élections locales du 23 novembre prochain avec des listes de candidatures, au minimum dans 33 wilayas, a fait savoir son nouveau Premier sectaire Hadj Djilani
Le parti pourrait même revoir ses ambitions à la baisse en avançant le motif des «restrictions imposées par un code électoral injuste et repoussoir». Ce constat semble décourager le FFS à se présenter dans les 48 wilayas, comme le laisse entendre le Premier secrétaire du plus vieux parti d’opposition, dans un entretien qu’il a accordé à nos confrères du quotidien arabophone El Khabar. Pour sa première sortie médiatique, Djilani a prévenu que le parti pourrait rencontrer des difficultés dans la confection des lites électorales dans les délais impartis, en excluant comme prétexte tout mouvement de grogne de militants de la base. Il a exprimé des inquiétudes contre d’éventuelles tentatives de fraude, qui démobiliseraient davantage les électeurs à aller voter. Pour sa participation aux locales prochaines, le FFS a pris des dispositions en vu de mieux s’y préparer, selon Djilani. Ainsi, suite aux instructions de son dernier Conseil national, le parti a procédé à l’installation d’un comité national et des comités régionaux pour la sélection des candidatures. Un directoire national avec des représentations au niveau régional seront également mis en place pour bien élaborer et animer la campagne électorale du FFS. «Nous allons se présenter dans 33 wilayas au minimum nonobstant aux restrictions imposées à travers un code électoral injuste et repoussoir», a-t-il indiqué. Des ambitions qui semblent néanmoins modestes par rapport aux longues années d’existence de ce parti sur la scène politique et en comparaison à d’autres formations nouvellement constituées, pourtant présentent dans les 48 wilayas. En cause à cette position «le retard dans la convocation du corps électoral et la programmation de la phase de collecte des signatures avec la fête de l’Aïd-el-Adha et la rentrée sociale, sont là des mesures qui ne serviront que les partis au Pouvoir», a-t-il tenté d’expliquer. Le premier responsable du FFS anticipe même sur un probable résultat maigre en sièges en dénonçant «des agissements» de l’administration qui auront comme conséquence «l’abstention des électeurs et leurs démobilisation pour participer aux élections». Évoquant la contestation au sein du parti, Djilani en nie jusqu’à l’existence en estimant plutôt que : «la situation organisationnelle et institutionnelle du parti n’est pas difficile et les choses vont bien». Quant aux chances du parti aux locales prochaines, le FFS ne s’attend par au miracle. Une prudence qu’exprime clairement Djilani : «il est difficile de parler de chances et tout le monde est au courant de la nature de ce système politique et les méthodes par lesquelles sont gérées les élections dans le pays». Cela étant, le FFS voit quand même en ce scrutin une occasion pour faire de la pédagogie et de la formation des militants, pour ainsi dire. «Nous allons mobiliser tous nos efforts pour remporter le plus possible de sièges et de mettre à profit l’occasion que présente ces élections pour répandre et expliquer aux citoyens notre programme et nos idéaux», souligne-t-il. Sur un autre plan, le même responsable politique pose le doute quant aux conditions d’organisation des prochaines élections. En ce sens, et d’ores et déjà, il pointe du doigt «l’incapacité du Gouvernement Ouyahia» à organiser «des élections libres et transparentes», même si, «on ne ménagera aucun effort pour mener la mission électorale dans l’objectif de parvenir à un État de droit et une justice sociale», affirme Djilani.
Hamid Mecheri