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« El Mundo » sollicite « Le Courrier d’Algérie » pour décoder les législatives : « Chronique d’une victoire annoncée pour le FLN»

Dans son édition du 5 mai, le quotidien espagnol à grand tirage El Mundo a sollicité notre quotidien pour y voir clair dans ce qu’il a appelé un événement qui préfigure une refonte politique du pays. Sous le titre évocateur de « Victoire annoncée aux élections législatives pour le parti au pouvoir », El Mundo, sous la plume de la spécialiste Maghreb dans le desk international du quotidien espagnol, Rosa Meneses Arenda, écrit que le Front de libération nationale du président Abdelaziz Bouteflika, conserve la majorité absolue au Parlement en compagnie de sa formation alliée, le RND. Le quotidien espagnol note avec attention le faible taux de participation, qui a atteint 38,25%, ce qui reflète une crise « entre le gouvernement et le citoyen à un moment ou la crise économique touche de plein fouet les classes défavorisées ». De ce fait, continue El Mundo, le statu quo reste maître de la situation en Algérie. « Le FLN domine la scène politique depuis l’indépendance et continue à régner après sa victoire aux élections législatives de jeudi dernier. Une victoire sans surprise » et des élections dont l’essentiel était la participation, qui elle n’était pas au rendez-vous « puisqu’elle avait atteint juste 38,25%, le taux le plus bas depuis le début des élections multipartites ». Reprenant l’analyse déjà faite par un journaliste du « Courrier d’Algérie », El Mundo écrit que cette élection, aussi complexe et controversée fut-elle, « préfigure déjà la présidentielle de 2019 », de par ses partis dominants, ses hommes et sa représentation à l’Assemblée nationale. Le quotidien espagnol note aussi, suivant l’analyse du « Courrier d’Algérie », l’expulsion des partis dits démocratiques des groupes politiques «lourds», puisque le FFS, le RCD ou l’ANR n’ont pas bénéficié de soutien populaire important, pas même en Kabylie, leur fief traditionnel, et le nombre de sièges gagnés ne leur permet même pas de se constituer en groupes parlementaires pesants à l’Assemblée nationale. C’est aussi le constat amer pour le PT de Louisa Hanoune, qui malgré toute la grande débauche d’énergie de sa pasionaria, a enregistré un recul politique et un rétrécissement de sa base militante qui pourraient, d’ici à 2019, lui être fatals. Mohamed Lamine