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«EL-ANKA, UN TALENT INEGALABLE» : L’hommage de l’élève au cardinal du chaâbi

L’article qui suit est un texte rédigé, «spontanément et avec sincérité», par le musicien, Faid Boualem, pour rendre un vibrant hommage à son maître El-Anka.

Le garçon issu de l’un des quartiers mythiques d’Alger, Belouizded, ses pas l’ont guidé, voilà de cela plus de 70 ans, aux rues et ruelles du cœur battant d’Alger, la Casbah, et devenir un des élèves du Cheikh. F. Boualem, par des mots simples mais lourds de sens et de reconnaissance, écrit : «Apprécier le cinquième Art avec ses sons envoûtants… la musique, quelle que soit son origine, a une âme et apporte des réjouissances spirituelles: Quelles belles éloges !
Au fait trouve-t-on de l’ardeur pour méditer et explorer ses substances qui se trouvent dans cet univers mystérieux ? A mon humble avis, assurément. A fortiori, ne dit-on pas, à juste valeur, que la musique n’a pas de frontière ? Elle adoucit les mœurs. L’idée m’est venue spontanément et naturellement à l’esprit d’avoir l’ultime désir de rendre des honneurs posthumes à notre grand maître émérite et incontesté, El Hadj M’hamed El- Anka.
Aussi, apporter mon modeste témoignage à cet éminent « CHEIKH », lequel est imprégné par le syncrétisme culturel, a semé des graines d’excellences, afin que le « Chant Chââbi » puisse émerger et demeurer en relief. Grâce à son génie personnel, il a réussi à le structurer, le propulser et le propager à travers notre cher pays et voire même dépassant ses frontières, pour résonner à travers le monde. Ma mémoire ne cesse de me rappeler infailliblement les souvenirs magiques que j’avais passés au conservatoire d’Alger.
Cette passion m’a vite enthousiasmé ! Pour aller jusqu’aux limites de mes pensées, mon objectif c’est celui de remémorer tous les temps splendides écoulés avec notre illustre maitre du chaâbi, «El-Cheikh». Bien évidemment, revoir d’un bon œil le ravissement de cette souvenance qui suscite une vive admiration. J’ai eu la chance inouïe de faire partie de ses élèves. Car, ces moments merveilleux passés auprès du cardinal de la musique chaâbie, représentent, à mon sens, un bol d’oxygène par lequel je respire à grand-air ! Et jusqu’à ce jour !»
Farid Boualem (Musicien, élève d’El-Anka)