E-paiement

E-paiement : 20 000 TPE seront installés d’ici fin 2017

20 000 terminaux de paiement électronique (TPE) seront installés à travers tout le territoire national, avant la fin de l’année en cours, dans le cadre de la généralisation du système de paiement électronique.
Une opération qui s’inscrit dans la vision globale prônée par le ministère des Finances en matière de modernisation du système financier et la mise en place d’un système centralisé de la finance publique, selon Mouatassem Boudiaf, ministre délégué auprès du ministère des Finances, chargé de l’économie numérique, lors de son intervention hier sur les ondes de la chaine 3 de la Radio nationale. Mouatassem Boudiaf a estimé que la concrétisation du e-paiement, que ce soit en agence où à distance en Algérie, évolue d’une manière satisfaisante. Pour preuve, il a souligné qu’actuellement le réseau des TPE disponibles et fonctionnels est estimé à 8 000, contre 3 000 TPE installés l’année dernière, et cela pour un nombre de détenteurs de carte CIB de
1 million et demi. Même si le taux d’usage de ces TPE par les Algériens est de 10%, le ministre délégué a estimé que l’utilisation de ces terminaux de paiement est proportionnelle au développement de secteur financier numérique et la généralisation des cartes bancaires CIB. Pour l’amélioration de l’usage de ces terminaux, Mouatassem Boudiaf a révélé la mise en place par le ministère des Finances d’une filiale dédiée à la promotion de l’usage des TPE.
Une filiale qui sera chargée de surveiller à temps réel la fonctionnalité et la continuité des services de ces TPE et aussi faire connaître ces outils de paiement électronique et leur mode de fonctionnement aux commerçants et divers usagers. En outre, selon le même responsable, des campagnes de sensibilisation sont prévues à cet effet, dont une campagne de marketing qui sera lancée durant le deuxième semestre de cette année. Par ailleurs, l’interlocuteur a souligné que son ministère œuvre pour accélérer le rythme de numérisation du système financier que ce soit dans la sphère financière; les directions d’impôts et les Douanes ou sur la sphère bancaire. Concernant le secteur des impôts, le responsable a souligné qu’un système d’information centralisé est en voie de finalisation et aussi la mise en place d’un site pilote en avril prochain et qui sera généralisé avant la fin de cette année. Par contre, il est prévu aussi la mise en place d’un data-center, un logiciel disposant de son propre réseau, qui devrait permettre l’interconnectivité entre l’ensemble des services douaniers pour atteindre l’objectif de dématérialisation des procédures douanières et assurer une meilleure récolte fiscale.
Le secteur des assurances, en outre, bénéficiera d’un système d’information centralisé et de la généralisation des TPE dans toutes les agences activant dans ce secteur, ainsi que les cartes de paiement interbancaire CIB. À ce titre, l’interlocuteur a évalué le nombre des TPE installés au niveau des diverses agences d’assurance à 400 TPE. Évoquant l’opération de numérisation des domaines d’État et des conservations foncières, qui débuteront aujourd’hui, Mouatassem Boudiaf a souligné que cette opération vise la numérisation des informations foncières et aussi la numérisation du patrimoine documentaire foncier. Après la finalisation de ces opérations, le ministère délégué, chargé de l’économie numérique procédera à une corrélation entre le système d’information des domaines fonciers et celui du cadastre. L’invité de la radio a souligné que la première étape de cette opération touchera les informations relatives aux personnes, car c’est une nécessité imposée à l’effet de l’exigence de fichier négatif dans les programmes de logements étatiques. Ensuite, il sera procédé à la collecte des informations relatives aux biens dans la même base de données. Abordant la question du cadastre, l’interlocuteur a estimé que c’est un secteur à part et qui évolue à sa propre vitesse dans l’opération de numérisation de ses données. À titre indicatif, l’interlocuteur a indiqué que l’opération du cadastre dans les zones sahariennes et steppiques est achevée à 100%, contre 70% à 80% dans les zones rurales et 50% dans les zones urbaines.
Hamid Mecheri