SALIM MAHDAD

Disparu, dpeuis jeudi, à Tizi Ouzou : Salim reste sans nouvelles !

Après la série de disparitions enregistrée en Algérie durant l’année 2016, à travers plusieurs régions du pays, le fléau a réapparu, soudainement, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. En effet, Salim Mahdad, un enfant âgé de 9 ans seulement, a disparu, depuis jeudi dernier, vers 14h, entre le chemin de son école et le domicile familial, sis au village Aït-Annan, dans la commune de Ath-Zmezer. L’enfant n’a pas rejoint la maison en quittant le banc de l’école. Ses parents, ses proches et l’ensemble de la population de la région, restés médusés, n’ont, à l’heure où nous mettons sous presse, aucune nouvelle du bambin.
Une autre tragédie vient de secouer la région de la Kabylie. C’est cet enfant ange qui a disparu dans son village à la surprise générale de ses parents et des citoyens de la région. Trois longues et dures journées, particulièrement pour ses parents. Ils demeurent inquiets, bouleversés et immobiles face à cette situation délicate, dont laquelle ils s’y retrouvent sans l’imaginer, probablement, un seul instant. Ils n’ont toujours pas de nouvelles de lui jusqu’à l’après-midi de la journée d’hier. Bien que l’action préventive ait pris le dessus, depuis le lancement du dispositif «Alerte kidnapping», le fléau de disparition semble refaire surface et laisse place à toutes les interrogations. La Gendarmerie nationale, qui a pris en charge l’enquête de cette affaire de disparition inquiétante, n’a pas encore, du moins pour le moment, abouti à des résultats. En effet, depuis l’annonce de la disparition de Salim, les habitants et la Gendarmerie nationale ont lancé une opération de recherche.
Cette action de mobilisation enclenchée dans l’espoir de retrouver l’enfant, dont des moyens logistiques et humains ont été mis en œuvre, demeure de mise, même si l’enfant n’a pas encore donné signe de vie, du moins jusqu’à hier, apprend-on de sources sécuritaires locales. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont été unanimes à dénoncer le fléau de kidnapping, même si rien n’indique encore qu’il s’agit d’un rapt. Tous les services concernés ont été sollicités à ce titre, et mobilisés pour relayer l’alerte disparition, dans une synergie préétablie, à l’effet de participer, de près ou de loin, à retrouver l’enfant, dans les meilleurs délais possibles, mais surtout sain et sauf. Rappelons, à ce sujet, l’instruction qu’a envoyée le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à plusieurs ministères, corps de sécurité et organismes publics en les instruisant de la nécessité de déclencher le Plan national d’alerte, à chaque fois qu’une affaire de kidnapping ou de disparition d’enfant venait à être signalée, sur l’ensemble du territoire national. Ce Plan national d’alerte appelé «Alerte rapt/disparition d’enfants», a été élaboré et mis en place par un groupe de travail multisectoriel, créé sous l’égide du ministère de la Justice, édicté en date du 18 janvier 2016; il est le seul capable de mettre un terme à ce phénomène étranger aux traditions de la société algérienne. Soulignons, par ailleurs, que ce Plan a déjà été appliqué lors du dernier kidnapping qui a endeuillé toute l’Algérie, en l’occurrence celui de la petite Nihal Si-Mohand, âgée de 4 ans seulement, disparue dans l’opacité totale aux Ouacifs, également dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Grâce à ce Plan, rappelons-le, la mobilisation de nombreuses institutions, à l’image des services de sécurité, notamment la Gendarmerie, la Police et les médias nationaux, n’a pas baissé d’un iota durant toute la période de la recherche de la fillette.
Ce Plan déclenché, pour la première fois, a permis par ailleurs à tous les citoyens dans tout le territoire national de suivre en temps réel tous les détails en rapport avec le kidnapping de cet enfant.
Djedjiga Hamitouche