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Dialogue algéro-américain : La sécurité et la lutte contre le terrorisme prédominent

Les travaux de la quatrième session du dialogue bilatéral entre l’Algérie et les États-Unis sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme s’ouvrent, aujourd’hui à Washington, pour se poursuivre jusqu’à demain.

La délégation algérienne sera conduite par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel.
Cette rencontre instaurée depuis 2012, qui consiste en l’étude des questions stratégiques entre l’Algérie et les deux États, intervient cette année au lendemain de l’entrée en fonction du nouveau locataire de la Maison-Blanche, le président Donald Trump.
Maintenant un rythme soutenu, le dialogue bilatéral entre Alger et Washington, portant sur les dossiers sécuritaire et de lutte contre le terrorisme, devra être ponctué à l’occasion par «un large tour d’horizon sur les questions régionales et internationales», comme l’indique le communiqué du département des Affaires étrangères, citant notamment «les conflits qui affectent la sous-région et le Monde arabe», pouvait-on y lire. Si la quatrième session se tient après le changement opéré à la tête de la Présidence américaine, sinon au sein de son administration centrale, la cadence de la coopération, outre la teneur des relations bilatérales algéro-américaines, se renforcera davantage, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et la violence extrémiste. Le ministre Abdelakader Messahel, qui aura, au courant de ces deux jours, des entretiens avec des personnalités politiques américaines, dont de hauts responsables du Département d’État, sera accompagné dans son voyage à Washington par des représentants de départements ministériels, concernés par la lutte contre le terrorisme. La coopération algéro-américaine, notamment dans son volet sécuritaire, s’est avérée intensifiée à la faveur, ces dernières années, du dialogue stratégique entre les deux parties.
Quant à la teneur de cette rencontre, il est y inscrit à l’ordre du jour, l’expérience algérienne en matière de déradicalisation et de lutte contre la violence extrémiste, outre la lutte contre le terrorisme. Au-delà des rencontres bilatérales, allant dans le sens des consultations de haut niveau instituées entre les deux pays, plusieurs responsables américains ont pris part à d’importants rendez-vous, tels que les conférences, séminaires, forums et autres ateliers internationaux, traitant des questions sécuritaires et de terrorisme, dont certains se sont tenus à Alger. La dernière rencontre en date y afférente à la problématique du terrorisme est l’atelier organisé à Alger, en septembre dernier, autour du thème «Le Rôle de la démocratie dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme». Il convient de rappeler que, lors de cette rencontre, une délégation américaine, dirigée par le secrétaire d’État adjoint pour la démocratie et les Droits de l’homme, Tom Malinowski, a tenu à être présent. Qualifiant de «très forte» la coopération algéro-américaine en matière de lutte contre le terrorisme, Malinowsk a déclaré, en cette circonstance, que son pays et l’Algérie «sont liés par un partenariat étroit touchant à divers domaines», y compris, a-t-il poursuivi, «la lutte contre le terrorisme où notre coopération est très forte».
Au courant d’une autre rencontre, tenue en février dernier à Alger, avec une délégation américaine, composée de hauts fonctionnaires et d’officiers supérieurs issus de différents corps d’armée, Messahel a mis en avant les importantes réformes politiques entreprises et les différents programmes de développement économique, réalisés en Algérie, en plus d’avoir présenté un exposé tournant autour de l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ainsi que les acquis obtenus dans ce domaine. Autre volet abordé, au courant de cette réunion de haut niveau, l’approche algérienne adoptée dans le cadre du règlement des crises dans la région, notamment en Libye et au Mali, ainsi que d’autres régions du monde. Laquelle politique est basée essentiellement sur des propositions de sortie de crise, axées sur le dialogue politique et inclusif et la réconciliation nationale; le tout en excluant toute ingérence extérieure dans ces pays en proie à de graves turbulences politico-sécuritaires. Ainsi, l’occasion a été donnée aux représentants de la diplomatie nationale de mettre en avant sa vision, et de réitérer sa position dans le règlement des conflits sécuritaires. À rappeler que l’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Joan Polaschik, a pris part aux travaux de ce conclave. L’engagement de l’Algérie, «pays partenaire, dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», a été salué par la délégation américaine qui s’est intéressée, de même, à l’expérience algérienne en matière de déradicalisation, a-t-elle indiqué à l’occasion. S’agissant du dossier libyen, lequel figurera aussi dans l’agenda de cette 4e session du dialogue stratégique entre Alger et Washington, le rôle joué par l’Algérie, à travers ses efforts consentis et toujours en cours pour amener les Libyens à emprunter la voie du dialogue pour sortir le pays du chaos, à l’origine de l’émergence de groupes terroristes, a été salué par la communauté internationale, à travers les Institutions de l’ONU, UA et UE. Aussi, d’autres pays, tels que les États-Unis, ne manquent pas, à chaque fois que l’occasion se présente, d’encenser le rôle clé de notre pays. D’ailleurs, au courant de cette rencontre devant s’ovrir aujourd’hui à Washington, les deux parties vont aborder la question liée aux conséquences de l’instabilité et de l’insécurité en Libye sur la région, dont la montée du terrorisme, à savoir.
Karima Bennour