FFS

Devise électroale du FFS : Le projet de consensus pour convaincre

À l’instar de toutes les formations politiques, le plus vieux parti de l’opposition, en l’occurrence le FFS, tente de faire valoir son programme électoral, qu’il voit s’inscrire dans la durée. Se basant sur les sorties de proximité dans le cadre de sa campagne, le Front des forces socialistes semble ne pas s’encombrer avec la question de la fraude électorale, qui revient, comme à chaque scrutin sur toutes les lèvres.

Même si le début de la campagne électorale a été jugé des plus timides pour la plupart des formations politiques, il n’en demeure pas moins que l’activité au second jour de cette phase a été plus ou moins rythmée. En effet, plusieurs meetings ont été organisés à travers les wilayas où le FFS a présenté des listes de candidature. Préférant entamer sa campagne par l’organisation d’une série de rencontres au niveau de la wilaya de Ghardaïa, le FFS est allé à «contre courant », en présentant un programme qui vise à «instaurer une deuxième République en Algérie!» Joint hier par téléphone, Hassen Ferli, secrétaire national chargé de la communication, a affirmé que «contrairement aux autres partis politiques, le FFS a préféré se présenter en prônant un projet politique», référence faite à sa conférence nationale de consensus, du reste un projet cher au parti fondé par feu Hocine Ait Ahmed. Qualifiant les programmes des autres partis de «gouvernementaux», le cadre de la formation politique, dirigée par Abdelmalek Bouchafa, a expliqué que «le FFS s’est inscrit dans une autre logique que celle menée par les autres partis qui ont présenté des solutions aux problèmes économiques», comme pour se distinguer du reste de la classe politique en course aux prochaines législatives. Pour lui, le plus vieux parti de l’opposition s’est inscrit avant tout dans un combat politique. «Cette démarche vise à réunir les conditions nécessaires allant passer vers l’instauration d’une deuxième République, où il y aura naissance d’un Etat de droit», a-t-il détaillé. Abordant l’objectif de la participation au prochain scrutin, notre interlocuteur exclut toute intention de vouloir «gérer les affaires du pays». Il s’agit plutôt, d’«essayer de gagner des espaces qui nous permettront de porter notre projet politique sue le terrain», a-t-il étayé son argumentaire. «On est dans une autre optique. On n’est pas là pour donner des solutions à des problèmes bien spécifiques. Bien qu’on a notre mot à dire et notre position sur toutes les questions», a-t-il ajouté. Interrogé sur le slogan phare de son parti au courant de cette campagne, Ferli notera que le «FFS considère que la campagne électorale n’est pas une tribune pour exposer des solutions à des problèmes. Mais, il s’agit plutôt de trouver les moyens possibles pour arriver à trouver des solutions», a-t-il expliqué sa démarche. En réponse à une question portant sur le spectre de la fraude, dont nombre de partis ont appréhendé la menace, le cadre du FFS estime que les conditions de la régularité du scrutin «ne sont pas réunies». Un état de fait qui ne semble pas l’empêcher à aspirer récolter «le maximum de sièges» à la prochaine législature parlementaire. Interrogé au sujet de la traditionnelle rivalité entre son parti et le RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), lesquels disposent d’un fort ancrage en Kabylie, le FFS, de l’avis de son responsable, semble tourner le regard vers d’autres wilayas même s’il ne perd pas de vue son fief habituel, partagé avec la formation de Mohcine Belabbas. «On est présents dans 33 wilayas et non seulement au niveau de Tizi-Ouzou ou de Béjaia», a-t-il répondu. Ainsi, il dira que le parti aspire à gagner des sièges à travers toutes les circonscriptions et non pas seulement la Kabylie. S’agissant des prochaines sorties du FFS, le premier secrétaire du parti, Abdelmalek Bouchafa, sera en déplacement dans la wilaya de Constantine, où il effectuera une activité de proximité dans quelques communes, avant de se rendre jeudi à venir dans la wilaya de Médéa. Quant aux conditions générales dont lesquelles se mène la campagne, Ferli parle d’une activité qui «suit son petit bonhomme de chemin» à travers le pays. Pour ce qui est de la Capitale, sur laquelle tous les regards sont braqués au cours de cette campagne, le même responsable politique a fait savoir que la tête de liste de son parti à Alger, Salima Ghezali, en l’occurrence, animera plusieurs sorties sur le terrain, entre autres, une conférence prévue à El Mohammadia.
Lamia Boufassa