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27 février 2024
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DÉTECTEURS DE CO ET CHAUFFAGE DÉFAILLANTS : Encore des marques retirées

Le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations ne veut pas lâcher d’une semelle les producteurs d’appareils de chauffage et de détecteurs de monoxyde de carbone (CO), ceux notamment qui ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur.
En effet, après avoir annoncé, il y a quelques jours, le retrait immédiat sur le marché national de quatre (4) marques de détecteurs (« Atlas », « Zass Turbo » de type FG-A009, «Maxtor » de type Max-009 et « Géant » de type GN-COD01-3B, Maxwell et Eyemann) pour non-conformité aux standards de sécurité, le département de Tayeb Zitouni récidive et élargie la liste des marques jugées non conforme, et ce, dans le cadre des opérations de contrôle menées par ses services.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère, a annoncé le retrait immédiat du marché national de trois (3) autres modèles de détecteurs de monoxyde de carbone, ainsi que d’un appareil de chauffage d’une autre marque, pour non-conformité aux normes de sécurité en vigueur. Il s’agit des détecteurs de marques Brand de type « Brand Arina », de SONARIC de type « JKD-602 » et de Condor de type « CMD220 ». Le ministère précise que la décision de retrait intervient après « les essais réalisés au niveau de ses laboratoires de la répression de la fraude », pour s’assurer de la conformité des appareils de chauffage à gaz et des détecteurs de CO, aux exigences de sécurité dans ce domaine. Ces tests ont démontré « la non-conformité de ces appareils », ajoute le texte.
Selon le ministère, les résultats des essais réalisés sur l’appareil de chauffage de la marque Maxwell, modèle Max RGD10ND, ont démontré sa non-conformité aux dispositions de l’arrêté interministériel du 31 janvier 2016, relatif au règlement technique fixant les exigences de sécurité des appareils à gaz combustible.
Le ministère a appelé par la même les consommateurs détenteurs de ces appareils à cesser immédiatement de les utiliser. Le monoxyde de carbone souvent appelé le tueur silencieux est un gaz incolore, et inodore, issu de la combustion incomplète dans les appareils de chauffage. Chaque année, il frappe et fait plusieurs victimes à travers le monde. En Algérie, pas moins de 1100 accidents liés à des intoxications au monoxyde de carbone ont été enregistrés en Algérie avec 127 morts et 2434 autres victimes secourues à temps, et ce, depuis le début de l’année 2023. L’année d’avant le pays avait comptabilisé 111 décès par monoxyde de carbone et 2000 personnes secourues. Depuis le moins d’octobre, les services de la Protection civile ont enregistré, 17 décès par asphyxie au monoxyde de carbone émanant des fuites du gaz, et secouru 446 autres d’une mort certaine suite à l’inhalation du monoxyde de carbone ou des incendies causés par les fuites du gaz.

Le dispositif local dès janvier
Pour lutter contre ce phénomène, l’entreprise Sonelgaz, a lancé la deuxième phase de sa campagne de distribution de détecteurs de monoxyde de carbone pour tous les foyers à travers toutes les wilayas du pays. La première phase de cette initiative a ciblé les wilayas des Hauts-Plateaux, rappelle-t-on. Les premiers détecteurs de monoxyde de carbone fabriqués par Sonelgaz seront disponibles au début de l’année prochaine 2024. Cette information déjà annoncée a été confirmée une nouvelle fois par le P-d-g du groupe, Mourad Adjal. S’exprimant en marge d’une opération d’installation de deux (2) détecteurs de monoxyde de carbone au domicile d’un citoyen situé au centre-ville de Sétif comme échantillon qui « sera généralisé », Adjal a indiqué que « cet équipement sera fabriqué en Algérie à partir du mois de janvier prochain au niveau de l’usine de la Société algérienne des industries électriques et gazières (SAIEG), filiale de ce groupe », rappelant que la dotation des foyers algériens par ce dispositif vise à stopper le phénomène d’asphyxie au monoxyde de carbone et les accidents causés par les fuites de gaz pour préserver la sécurité des citoyens.
En dépit des différentes campagnes de sensibilisation largement diffusées sur différents supports médiatiques, le phénomène continue d’endeuiller les familles algériennes.
Brahim O.

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