SALON LIVRE

Dédiée à Mouloud Mammeri : La 4e édition du salon du livre de Boudjima s’ouvre demain

Le salon du livre de Boudjima, localité distante de quelques 35 km au nord de Tizi-Ouzou, revient cette année dans sa 4e édition, à partir de demain jusqu’à samedi prochain.
Trois jours pleins durant lesquels, cet évènement livresque par excellence, lancé en avril 2013 sur initiative de l’APC, le public et le lecteur auront à s’engouffrer dans l’univers du livre, ô combien est-il infini! Abrité par la bibliothèque communale «Muhya Abdellah», ( dramaturge, conteur et poète prolifique d’expression kabyle ), ce salon, qui s’enrichit au fil des éditions qui passent, tel que le souscrivent ses initiateurs à travers le slogan «À Boudjima, je lis et je m’enrichis», s’offre d’aubaine pour les visiteurs qui auront à se frotter avec la soixantaine d’écrivains et hommes de lettres issus de divers horizons, lesquels ont été annoncés en la circonstance. Au menu de cette manifestation, un florilège d’activités allant de conférences, tables rondes, présentations d’œuvres littéraires jusqu’à des ateliers et autres animations portant sur la lecture, l’écriture, la création artistique et théâtrale. En parallèle, une exposition-vente de livres sera tenue sans intermittence par des auteurs et éditeurs. Ainsi, au premier jour, il sera donné l’occasion au public d’assister à une table ronde portant hommage à l’écrivain-poète Nabil Farès, animée par Arezki Metref et Noureddine Saadi, alors que l’auteur et homme politique Said Sadi assurera une conférence-débat autour du «Rôle des poètes dans la résilience amazighe». Le deuxième jour sera ponctué par une table ronde sur la «Littérature jeunesse» qu’animeront Ferroudja Ousmer, Selma Hellal et Samira Bendris, tandis que deux conférences suivront dans l’après-midi. L’une portera sur l’«Œuvre de Mouloud Mammeri : de la voix à la lettre, du cri à l’écriture», animée par Malika Boukhelou et l’autre tourne autour de l’histoire nationale, animée par Abdelmadjid Merdaci.
Pour le dernier, une table ronde sur «Algérie arabe, en finir avec l’imposture» devra être animée par Hend Sadi, Benmohamed, Malika Arabi et Arezki Metref alors que Said Chemakh est attendu dans une conférence-débat. D’autre part, et au courant de cette manifestation, des auteurs donnent rendez-vous à leurs admirateurs pour présenter différentes œuvres littéraires. Ainsi, l’écrivain-journaliste Amar Ingrachen, auteur du livre «Le temps des grandes rumeurs», Samir Toumi, Sarah Haïder, Rachid Oulebsir et d’autres plumes s’ouvriront à cœur joie au public pour parler autour de leurs œuvres respectives. En tout cas, c’est devenu presque une tradition culturelle et intellectuelle qui aura marqué l’imaginaire des citoyens de cette région.
Voire bien au-delà, lorsque l’on sait que chaque année, la manifestation gagne en maturité et met le cap sur d’autres contrées pour atteindre, aujourd’hui, la dimension internationale. Ceci, sur le plan géographique; entendre! Autrement, la connaissance n’a pas de frontières, comme peut si bien l’attester la présence d’écrivains, venus de Tunisie et d’Italie, outre la crème des auteurs algériens les plus en vue, loin de faire l’impasse sur une panoplie de nouveaux «poussins» qui émergent sur la scène littéraire et intellectuelle.
Il convient d’observer qu’en pareille circonstance, les lecteurs, parmi ceux épris par le savoir et le livre en particulier, pourraient, sans doute, étancher leur soif.
Loin des «folles et somptueuses» foires du livre, le propre, en général et jusqu’alors, des agglomérations urbaines, le salon de Boudjima a cette marque singulière de puiser sa richesse dans l’amour voué au livre et à la connaissance, sa promotion et sa vulgarisation.
Il faut dire que le succès retentissant que connait cette manifestation se doit aussi au concours de nombreux bénévoles, entre particuliers, professionnels, amoureux du livre et des associations pour n’en citer que «LYRA», «ANZA», «ACABM», «Un livre, Une vie» et «LACD». Cette 4e édition est sponsorisée par des entreprises locales en plus du Service de coopération et de l’action culturelle de l’Ambassade de France en Algérie.
Farid Guellil