PARIS: emission "Cinemas" sur France 5 - Seance de pose

Décès du comédien français Jean Rochefort

Hospitalisé en août dernier, le comédien, qui avait commencé sa carrière dans les années 1950, est mort dans un hôpital parisien dans la nuit de dimanche à lundi.
Le comédien Jean Rochefort, un des acteurs les plus populaires du cinéma français, est mort dans la nuit de dimanche à lundi 9 octobre, a annoncé sa famille. Hospitalisé en août dernier, l’acteur, qui avait commencé sa carrière dans les années 1950, est mort dans un hôpital parisien. Il a marqué le cinéma français pendant plusieurs décennies, du petit au grand écran.
Immédiatement reconnaissable à sa voix chaude et sa belle moustache, Jean Rochefort a tourné près de 150 films, aussi bien de cinéma d’auteur que populaire. Sa longue carrière a été couronnée de trois Césars, pour ses rôles dans Que la fête commence en 1976, Le Crabe-Tambour en 1978, et un César d’honneur en 1999.

De « Cartouche » au « Grand Blond »
Il faut attendre 1961 pour qu’il soit remarqué sur le grand écran. Jean-Paul Belmondo, ex-condisciple, l’impose aux producteurs de Cartouche, réalisé par Philippe de Broca. Le comédien va ensuite enchaîner les seconds rôles, chez Broca (Les Tribulations d’un Chinois en Chine, 1964, Le Diable par la queue, 1968) ou dans la série des Angélique, de Bernard Borderie.
Jean Rochefort s’est ensuite fait connaître dans Le Grand Blond avec une chaussure noire, début de sa collaboration avec Yves Robert. Avec lui, l’acteur a tourné Salut l’artiste (1973), Le Retour du grand blond (1974) et surtout le diptyque Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977). Il restera fidèle au réalisateur dans les années 1990 et 2000. En 1973, il a tourné dans L’Horloger de Saint-Paul, de Bertrand Tavernier, un film qu’il considère comme un tournant majeur dans sa carrière.
Dans la filmographie pléthorique de l’acteur, surgissent des œuvres un peu oubliées – le très émouvant Un étrange voyage, d’Alain Cavalier (1981), des apparitions inattendues, chez Buñuel, dans Le Fantôme de la liberté (1974), et chez Robert Altman (Prêt-à-porter, 1994), ou des rôles taillés sur mesure comme celui du commandant dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer, qui lui permet d’obtenir le César du meilleur acteur en 1978.
En 2013, il a publié Ce genre de choses, son premier livre, autobiographique, un recueil de souvenirs sur sa vie, son arrivée à Paris, son amour du théatre et de la scène. « La peur de la mort, ça c’est pas marrant. Je ne voudrais pas claquer tout de suite parce que j’ai encore plein de choses à faire », racontait-il à l’époque.