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Création d’universités privées : Une dizaine d’investisseurs intéressés

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a fait savoir qu’une dizaine de personnes ont retiré le cahier des charges pour la création d’universités privées. Selon le ministre, la seule école privée de formation supérieure qui existe en Algérie est celle d’Hôtellerie et de restauration de Ain Benian (Alger), le reste des établissements, précise-t-il, n’a pas d’agrément.

Lors d’un point de presse organisé en marge d’une rencontre nationale des universités au siège de son département à Ben Aknoun, Tahar Hadjar a en effet indiqué que depuis la mise au point du cahier des charges pour la création des établissements privés de formation supérieure, environ 10 investisseurs ont affiché leur intérêt pour ce faire. Toutefois, le ministre a tenu à souligner que ce cahier des charges établi pour assurer les droits des étudiants mais aussi la crédibilité de ces universités privées, contrairement à ce que l’on pense, a été élaboré depuis 1998, alors que certaines de ses clauses ont été révisées en 2008. Il a, en outre, indiqué que pour le moment seule l’école supérieure d’hôtellerie et de restauration de Ain Benian avait l’agrément de son ministère. Pour rappel, le MESRS avait appelé le mois de mars dernier toutes les personnes physiques de droit privé désirant créer des établissements privés de formation supérieure, à se rapprocher de ses services pour retirer le cahier des charges.
Dans un communiqué il avait été, en effet, mentionné : «En application des dispositions de la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique informe toutes les personnes physiques de droit privé désirant créer des établissements privés de formation supérieure, qu’elles peuvent se rapprocher de la Direction générale des enseignements et de la formation supérieurs pour retirer le cahier des charges.
Quant aux personnes physiques de droit privé ayant déjà déposé des demandes d’autorisation de création d’établissement privé de formation supérieure, le ministère les invite à se conformer aux dispositions de l’arrêté du 30 octobre 2016, paru au Journal officiel numéro 67 du 13 novembre 2016». Le texte stipule que l’établissement privé «assure, exclusivement, des formations supérieures de premier cycle (licence) et/ou de second cycle (master) dans tous les domaines de formation à l’exclusion des sciences médicales».

L’enseignement à distance bientôt généralisé ?
Tahar Hadjar a par ailleurs fait savoir que l’enseignement à distance dont une expérience avait été déjà réalisée dans 5 universités du pays, devra être généralisé à partir de la prochaine année universitaire. Il a indiqué à ce propos qu’une évaluation des résultats de cette expérience devra être faite avant l’élargissement de cette technique d’enseignement qui ne devra pas concerner seulement les études en master mais également les études en licences. Selon le ministre, l’enseignement à distance à travers l’utilisation des moyens technologiques permettra d’améliorer la qualité de l’enseignement et d’apporter une justice académique. S’exprimant, d’autre part, au sujet des étudiants en pharmacie et médecine dentaire qui étaient en grève, Tahar Hadjar a indiqué que ces derniers pouvaient rattraper les cours en juillet et septembre prochains.
Le suivi de la grève ayant été mitigé à travers les différentes facultés, le volume de cours à rattraper diffère d’une faculté à l’autre, voire au sein d’une même faculté, a souligné, à ce propos, le ministre, précisant que de nombreux étudiants ont suivi leurs cours normalement depuis la rentrée universitaire. Le rattrapage des cours est une opération purement pédagogique, a soutenu Hadjar, affirmant que décréter l’année blanche est une décision pédagogique et non politique ou administrative. Les étudiants en pharmacie et médecine dentaire ont mis fin en mars dernier à plusieurs mois de grève au niveau de certaines facultés après satisfaction de leurs revendications par les secteurs ministériels concernés.
Ania Nch-Nb