Campagne

Coup d’envoi, aujourd’hui, de la campagne électrole pour les législatives 2017 : Vingt et un jours pour convaincre !

C’est aujourd’hui, dimanche 9 avril, que débute la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain. Vingt et un jours durant, candidats et responsables de partis politiques ayant pris part à ces joutes électorales vont devoir s’affronter sur le terrain pour séduire l’électeur et le convaincre d’aller voter le 4 mai prochain.

Au-delà de la divergence des visions des uns et des autres sur la manière de gérer les affaires publiques à travers des programmes totalement différents, l’ensemble de la classe politique converge sur la nécessité de convaincre les électeurs d’aller voter massivement lors de ce scrutin. Sur le terrain, hormis les panneaux d’affichage des listes électorales implantés par les municipalités, rien d’autre n’indique que le compte à rebours commence aujourd’hModifierui pour le renouvellement de la composante de la chambre basse du Parlement national. Le scrutin ne suscite qu’indifférence et morosité. Les partis politiques qui se revendiquent de l’opposition ou ceux proches du pouvoir doivent trouver un discours captif et des arguments crédibles qui pourraient convaincre les électeurs et les électrices pour accomplir leur devoir électoral le jour « J ». Les uns misent sur l’opportunité qu’offre ce scrutin pour imposer un changement du système d’une manière démocratique et pacifique alors que les autres parlent de l’impératif de préserver la stabilité de l’Algérie et ses institutions et la prémunir des effets des crises politiques et sécuritaires qui secouent des pays de son environnement immédiat. Sur le terrain, les partis politiques ont déployé de gros moyens pour aller à l’assaut des électeurs et chasser les voix de ceux et celles qui ne se branchent pas sur ce scrutin. Pour cela, il faut un discours réaliste susceptible de susciter l’intérêt du citoyen pour ces élections. Or, les partis politiques qui proposent des programmes de campagne en directions des citoyens se comptent sur le bout des doigts, ce qui va, sans doute compliquer la mission des candidats pour convaincre les électeurs d’aller voter le 4 mai prochain. Les 60 partis politiques, ainsi que les candidats sur les listes indépendantes auront trois semaines devant eux pour mieux expliquer, à travers des meetings et autres rencontres de proximités, leurs programmes afin de gagner la confiance des électeurs et électrices et les représenter, durant les cinq prochaines années, au sein de l’institution législative. La nouveauté cette année, contrairement aux précédents scrutins, consiste en l’utilisation des réseaux sociaux par les candidats afin de toucher le maximum d’électeurs et électrices. La campagne de proximité reste la mieux privilégiée par les partis politiques, à l’instar du Mouvement populaire algérien (MPA) de Amara Benyounès. Le numéro 2 du parti et néanmoins président d’APC d’Alger Centre et coordinateur de la wilaya d’Alger du MPA, Abdelhakim Bettache, compte sur la campagne de proximité qui permettra, selon lui, une prise de contact direct entre les électeurs, les électrices et le candidat qui les représente. Conscients de la difficulté de la tâche qui les attend, les partis politiques en lice pour les législatives de 2017 ne cessent d’appeler au vote massif lors de ce scrutin. Aujourd’hui, les électeurs et électrices découvriront l’ensemble des listes des candidats sur lesquelles ils vont devoir voter le 4 mai prochain. Pour les états-majors des partis politiques, le choix de la wilaya pour donner le coup d’envoi de la campagne électorale a été tranché. Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) a choisi l’Est du pays, plus exactement la wilaya de Khenchela alors que son frère ennemi, le Rassemblement national démocratique (RND) a pris la direction du l’Ouest du pays pour inaugurer sa campagne électorale. D’autres formations politiques ont simplement préféré des rencontres de proximités avec les citoyens. À rappeler que les médias sont tenus d’assurer une couverture impartiale de la campagne électorale.
Hacène Nait Amara