Rentrée scolaire 33

Concours de recrutement des enseignants de juin prochain : 70 000 postes à combler, selon le SATEF

Annoncé pour le 29 juin prochain, le concours de recrutement des enseignants concernera toutes les matières dans les trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire) et non pas les enseignants de physique et de mathématique comme prévu auparavant. Selon le SG du SATEF, Boualem Amoura, ce changement a été opéré en raison de départs massifs à la retraite estimés à pas moins de 70 000.
Bien que le nombre de postes ouverts pour ce concours ne soit pas encore défini par le ministère de l’Éducation nationale, le syndicaliste parle, en effet, de pas moins de
70 000 postes à pourvoir. Amoura a relevé que les demandes de retraite ont provoqué une saignée dans le secteur, soulignant qu’une perte inestimable des compétences sera malheureusement constatée. Selon le secrétaire général du Syndicat national des enseignants de l’éducation et de la formation (Satef), cette situation a été provoquée par la suppression de la retraite anticipée. « Le gouvernement s’est pris au piège », a-t-il déclaré dans ce sens. Ainsi, poursuit notre interlocuteur, la prochaine rentrée scolaire se déroulera dans de très mauvaises conditions. Et pour cause, explique-t-il, le ministère de l’Éducation nationale ne s’est pas préparé à temps ce qui rend la tache de compensation des départs très difficile. « Malgré l’organisation de ce concours, le déficit sera très important », prévient-il. En outre, Amoura a critiqué le choix de la date du 29 juin considérée selon lui de très tardive. « Il aurait été plus convenable de faire ce concours le mois d’avril prochain » a-t-il soutenu, soulevant que la tutelle a mal étudié le dossier des retraites ce qui impliquera une très forte pression lors de la prochaine rentrée. Évoquant, dans le même cadre d’idée, la formation des nouvelles recrues, Boualem Amoura a soulevé qu’il est nécessaire de prolonger cette période au-delà de 15 jours. « Il faut que ça soit une formation continue, sinon la qualité de l’enseignement risque de devenir de plus en plus médiocre », a-t-il relevé. De son côté, le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour a souligné la nécessité de donner, lors de ce prochain concours de recrutement, la priorité aux contractuels qui ont déjà acquis de l’expérience sur le terrain. Il faudra d’abord, selon lui, pour pallier au manque, puiser dans les listes d’attente. Il convient de rappeler que ce concours ne devait concerner, au départ, que les enseignants de mathématiques et de physique. Le département de Benghebrit a finalement reconsidéré la question et a décidé d’organiser un concours écrit pour toutes les matières et pour les trois paliers éducatifs. Cette décision a été prise en raison du nombre importants d’enseignants devant partir à la retraite à la fin de cette année scolaire. À noter que le début des inscriptions au concours débutera le 17 avril prochain, date de la réouverture de la plateforme électronique du ministère, a annoncé jeudi Nouria Benghebrit dans sa page facebook.

Ania NCH-NB