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Campagne électorale à Constantine : La grande kermesse bat son plein !

La campagne électorale pour les législatives du 4 mai 2017 bat son plein sur l’ensemble du territoire national. Les chefs de file des formations politiques et les candidats en lice pour décrocher un siège à l’Hémicycle Zirout-Youcef, ont investi le terrain à la rencontre des électeurs.

Chacun d’eux y va de son verbe et de son charisme pour séduire les potentiels électeurs, en développant les grands axes de leurs programmes respectifs. Cela dit, si la grande
«kermesse» des partis politiques est en pleine effervescence, à Constantine, elle demeure plate et sans relief en attendant le passage de certains ténors de la scène politique nationale qui vont animer des meetings pour essayer de convaincre les plus récalcitrants. Et pour cause, il a été constaté durant certains meeting qui ont eu lieu en ce début de campagne devant s’étaler jusqu’au 30 avril prochain, que seuls les militants de ces formations et autres curieux ont assisté à ces rencontres électorales, qui, faut-il le souligner, n’ont pas drainé la grande foule. C’est finalement les mêmes refrains d’un discours sur-usés par le temps, tant que le personnel politique est autant vieux et usé. Il s’en trouve alors qu’il n’y a pas de discours neufs, porteurs de projets palpables et convaincants qui intéresseraient le citoyen lambda. Sur un autre volet, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, il s’en trouve que quelques partis politiques seulement se sont manifestés en collant leurs affiches sur les panneaux, réservés à cet effet. Pour le reste, des cases de ces supports sont restées tristement vides. Le plus étrange c’est que certaines des affiches placardées ont été tout de suite déchirées pour, on ne sait quelle raison, par certains jeunes qui donnent l’impression de ne pas trop apprécier la chose électorale, encore moins politique. Les Constantinois vaquaient le plus normalement à leurs occupations, et très peu de gens s’attardaient devant les panneaux d’affichages, presque vides, des partis politiques engagés dans ces joutes électorales. Par ailleurs, il nous a été donné de constater que les permanences pullulent dans les cités et autres quartiers de la ville avec pour seuls dénominateurs communs la mise en place de hauts parleurs diffusant des chants patriotiques à défaut de militants. Reste que la compétition mobilise la classe politique et que chaque parti veut glaner le maximum de voix parmi les électeurs et électrices pour se frayer une place confortable dans l’échiquier politique national. Mais, au delà des professions de foi et des promesses sans lendemain, l’épreuve de ce nouveau rendez- vous électoral reste un test très sérieux pour les formations politiques parmi les plus anciennes. Et, surtout, les nouvelles qui ont vu le jour au sillage des récentes réformes engagées par le président de la République et qui risquent d’être périclitées à jamais tant que leurs programmes économiques et d’une façon générale restent assez vagues et n’offrent pas d’alternatives pragmatiques pour une sortie de crise multidimensionnelle. Un handicap qui colle malheureusement à beaucoup de formations politiques, grandes ou petites soient-elles, et laquelle carence fait que des Algériens méprisent la chose politique et se détachent d’elle arguant que le discours politique n’accroche plus chez notre «élite» partisane nationale. En attendant le jour du scrutin, il sera toujours question pour les partis en lice d’opérer un changement dans le discours de campagne, mais lequel ? Tant que les crédos se ressemblent mais ne s’entrechoquent pas. Alors Moussa El Hadj ou El Hadj Moussa c’est du pareil au même semble dire le commun des Algériens.
Mâalem Abdelyakine