Auto école

Cahier des charges imposé aux auto-écoles : Les réserves de la FNAE

Intervenant, hier, au cours d’une conférence de presse, animée au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), le président de la Fédération nationale des auto-écoles (FNAE), Zineddine Aoudia, a formulé quelques réserves quant au nouveau cahier des charges, en cours d’étude, qui fixera les critères exigés pour l’exercice de cette activité.

Ainsi, exprimant les réserves des auto-écoles sur ce projet, le président de la FNAE a affirmé que celles-ci s’articulent autours de deux points essentiels, à savoir la superficie du local et l’ancienneté du véhicule. Aoudia qui s’est interrogé sur «l’utilité et l’objectif» de ces conditions, a regretté que «les pouvoirs publics veulent imposer des locaux de 30 m2, alors que tout le monde connaît les problèmes liés au foncier dans les grandes villes». S’agissant de l’ancienneté du véhicule, le représentant des auto-écoles a signalé que le cahier des charges en question la fixe à cinq ans, contre 10 actuellement. Plus explicite à ce sujet, le conférencier a rappelé que les «les auto-écoles effectuent tous les six mois un contrôle technique, sans oublier que l’examinateur peut demander les documents nécessaires qui attestent que les véhicules sont dans les normes». Il a noté, à ce propos, que «la Fédération n’a pas pu trouver un terrain d’entente avec la tutelle sur ces deux points».
Parmi les autres points soulevés par le président de la Fédération, l’absence de circuits d’examen pour les candidats au permis de conduire. À ce sujet, il dira que le ministère des Transports avait proposé la réalisation de 150 centres d’examens et de 100 circuits, mais hélas, «cette promesse n’a pas encore vu le jour», a regretté Azzedine Aoudia, tout en précisant que le seul circuit réalisé est au niveau de la commune de Rouiba mais ne respecte pas les normes.
Affirmant que le secteur compte plus de 7 000 auto-écoles à travers le territoire national, le président de la FNAE a souligné le manque flagrant d’examinateurs qui sont au nombre de 379 à l’échelle nationale. S’agissant de la qualité de la formation, qui a été souvent mise à l’index dans la hausse des accidents de la route, l’intervenant s’est félicité de la mise en place d’un nouveau programme d’apprentissage qui a été mis en place en février 2015. Les auto-écoles «sont tenues de porter le volume horaire des postulants à 55 heures en application du nouveau programme d’apprentissage du ministère des Transports, et en coordination avec les partenaires du secteur, dont la FNAE», a indiqué Aoudia. Selon lui, le volume horaire de ce programme consacre «25 heures aux cours théoriques et 30 heures à la pratique». «Le programme national verra l’entrée de deux nouvelles matières, à savoir la mécanique et le secourisme», a-t-il noté. Mais pour appliquer ce nouveau programme, le représentant a plaidé à revoir un critère fondamental, à savoir le nombre des examens. «Pour l’heure, l’auto- école passe des examens chaque semaine. J’ouvre droit à passer 15 candidats par semaine, soit 60 par mois. On veut diviser le nombre de ces candidats par deux et passer les examens qu’une fois tous les quinze jours», a-t-il préconisé, tout en précisant qu’«on ne peut pas former autant de personne en un temps record ».

Le permis à points réduira de 50 à 60% les accidents de la route
Pour ce qui est de la très attendue entrée en vigueur du permis à points, le président de la Fédération s’est félicité de la décision, tout en estimant qu’elle contribuera à réduire significativement les accidents de la route.
«Le permis à points va réduire les accidents de la route de 50 à 60%», a-t-il prédit, tout en affirmant que celui-ci ne peut apporter ses fruits sans la mise en place d’un fichier national du permis biométrique. Enfin, le responsable a fait savoir que le coût de la formation sera fixé à 40 000 DA. D’ailleurs, il appellera à unifier les tarifs afin de réduire la concurrence déloyale entre les auto-écoles.
Ania Nait Chalal-Nb