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Benghebrit rencontre cet après-midi les syndicats autonomes : Ultimes réglages de la rentrée

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, devra s’entretenir cet après-midi avec l’ensemble des syndicats autonomes de son secteur. Un rituel auquel elle manifeste un attachement à chaque veille de rentrée scolaire. C’est l’occasion, notamment, pour les représentants d’enseignants et de parents d’élèves d’exprimer leurs préoccupations et de présenter leur propositions pour une meilleure rentrée. Contacté, à ce propos, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation, Boualem Amoura, a confirmé qu’en effet des invitations (téléphoniques) avaient été adressées à l’ensemble des partenaires sociaux pour se présenter à cette réunion à partir de 15h. Bien que pas mentionné, Amoura est convaincu voire même certain que l’ordre du jour portera sur la rentrée scolaire qui concerne les enseignants aujourd’hui et les élèves mercredi 6 septembre. Selon lui, Nouria Benghebrit, évoquera comme à son habitude le nombre d’écoles réalisées pour cette année et le nombre de projets qui sont toujours en cours de réalisation ou qui viennent d’être entamés. Dans ce cadre, il souligne que le rythme de réalisation des écoles dans les trois cycles éducatif ne va pas trop vite ce qui accentue le problème de surcharge des classes abordé chaque année et qui influe d’emblé sur la qualité de l’enseignement. Pour lui, puisque le problème de surcharge continue à exister et n’arrive toujours pas à être résolu, la rentrée 2017/2018 ressemblera automatiquement aux précédentes rentrées. «Ça sera une rentrée scolaire comme toutes les autres», a-t-il dit à cet effet. Toujours dans ce contexte, le SG du SATEF pense qu’avec les départs massifs en retraite cette année, le manque d’encadrement sera également ressenti même après la précédente opération de recrutement. Cela entrainera le ministère à recourir encore une fois à l’enseignement contractuel, prévient-il. Pour ce qui est de la date choisie pour donner le coup d’envoi à cette rentrée à savoir le mercredi, Amoura ne mâche pas ses mots : «la fixation de cette date s’est faite de manière irréfléchie», a-t-il déclaré. Pour se justifier, il a expliqué que le mercredi est un jour de fin de semaine, et les élèves ne vont certainement pas se présenter. «Il fallait choisir un dimanche pour une telle occasion», a-t-il laissé entendre regrettant le fait que les propositions des syndicats ne sont presque jamais prises en considération. Pour ce qui, d’autre part, des livres scolaires et de la polémique faisant état de l’augmentation de leur prix, notre interlocuteur a fait savoir que bien que démentie par Nouria Benghebrit, cette question sera abordée aujourd’hui pour une éventuelle confirmation. Par ailleurs, en ce qui concerne l’intersyndicale, le SG du SATEF a exprimé son regret que cette formation n’ai eu aucune réaction au moment oui il y a eu beaucoup d’événements à la tête du gouvernement. Bien qu’une rencontre soit programmée pour le 17 septembre prochain, pour Amoura ça sera un peu tard.

Ania Nait Chalal-Nb

LIVRES SCOLAIRES
Pas d’augmentation des prix
Les prix des livres scolaires appliqués en 2016 restent en vigueur pour la rentrée scolaire 2017-2018, a annoncé, hier, l’Office national des publications scolaires (ONPS), précisant que les prix des nouveaux livres de 3e et 4e année du cycle primaire et de 2e et 3e année du cycle moyen ont baissé par rapport à l’année précédente. Les livres de 3e année primaire sont affichés cette année à 1.650 DA contre 1.770 DA l’année précédente, ceux de la 4e année primaire à 2.090 DA contre 2.350 DA en 2016, précise encore l’ONPS dans un communiqué. Les livres de la 2e et 3e année du cycle moyen sont respectivement concédés à 1.778,21 DA contre 2.015 DA en 2016, et à 1.808,43 DA contre 2.385 DA l’année précédente. La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, avait annoncé récemment que 65 millions de livres scolaires au total seront distribués à la prochaine rentrée scolaire 2017-2018. La première responsable du secteur a fait savoir que la plupart des livres étaient disponibles au niveau des offices régionaux des publications scolaires, ajoutant que certains manuels faisaient l’objet d’une évaluation par la commission de contrôle et de révision afin d’éviter les erreurs relevées l’année dernière. La ministre a, par ailleurs, annoncé l’organisation par l’ONPS d’un salon du livre scolaire du 5 au 12 septembre à travers le territoire national pour permettre aux parents d’élèves d’acquérir les manuels, précisant que l’ouverture officielle de cette manifestation se fera à l’Office Riadh El Feth à Alger.