BALANCE COMMERCIALE DE JANVIER À FÉVRIER 2019 : Un excédent de 313 millions de dollars engrangés

Le pays a exporté plus de biens et services qu’il n’en a importé durant les deux premiers mois de l’année en cours. C’est ce qu’a affirmé hier la DG des Douanes dans son bilan couvrant les mois de janvier et février 2019, précisant que «la balance commerciale a connu un excédent de 313 millions de dollars durant les deux premiers mois de l’année en cours, contre un déficit commercial de 671 millions durant la même période de l’année dernière 2018.».

Derrière cet excédent commercial, il y est fait état de la hausse des revenus des exportations algériennes qui sont nettement supérieures aux importations. Il convient toutefois de noter que le total de l’excédent commercial a été tiré essentiellement des exportations d’hydrocarbures, à hauteur de 93,77% du volume global des ventes nationales à l’étranger. En somme, le volume des exportations de pétrole et de gaz de l’Algérie s’est établi à 7,159 mds usd contre 6,405 mds usd en janvier et février 2018, soit une hausse de 754 millions usd (+11,77%). Du coté des importations, celles-ci ont reculé à 7,322 mds usd, contre 7,541 mds usd, en baisse de 219 millions de dollars (-2,90%). Aussi, les exportations ont grosso modo « assuré la couverture des importations à hauteur de 104% durant les deux premiers mois de 2019, contre 91% à la même période de l’année précédente.»
Pour ce qui est des exportations hors hydrocarbures, le bilan des Douanes souligne que celles-ci «restent toujours marginales», avec 476 millions usd sur les deux premiers mois, cela malgrès la hausse du volume global des exportations qui s’est établie durant les deux premiers mois de l’année en cours à 6,23% du volume global des exportations, soit, en hausse de 2,35%, par rapport à la même période de 2018.
Les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits avec 364 millions usd (contre 356 millions usd), des biens alimentaires avec 67 millions usd (contre 55 millions usd), des biens d’équipements industriels avec 23 millions usd (contre 16 millions usd), des produits bruts avec 18 millions usd (contre 32 millions usd) et des biens de consommation non alimentaires, avec 5 millions usd, soit une stagnation par rapport à la même période de comparaison. Pour les biens alimentaires, dont les importations se sont chiffrées à 1,337 md usd, contre 1,489 md usd, ont connu une baisse de 10,21%. Les demi-produits ils ont également connu une tendance baissière pour totaliser 1,802 md usd, contre 1,897 md usd, soit – 5,05%.
Mohamed Amrouni