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AXE IMPORTANT DANS LE PLAN D’ACTION DU GOUVERNEMENT ADOPTÉ PAR LE CONSEIL DES MINISTRES : Renforcement de la sécurité et la défense nationales et les capacités de cyberdéfense

Réuni hier par le président Tebboune, le Conseil des ministres a, comme annoncé la veille, examiné le Plan d’action du Gouvernement Benaderrahmane et approuvé, en conséquence, le texte élaboré autour de cinq axes importants, selon un communiqué de la présidence.

À souligner que la copie du projet sera soumise à l’approbation de la prochaine session du Parlement nationale qui devrait s’ouvrir jeudi prochain. À l’ouverture de cette réunion extraordinaire, le Premier ministre a présenté le texte qui vise à traduire d’effets le programme du Président axé sur 54 engagements pris lors de la campagne présidentielle. À relever d’emblée dans le texte ce qui saute le plus aux yeux, à savoir la priorité à la sécurité et la défense nationales. Consigné dans le cinquième chapitre, le plan de travail du gouvernement vise à poursuivre la modernisation de l’ANP et le développement de ses capacités de défense en vue de garantir la sécurité des frontières et la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers. Contexte géopolitique et sécuritaire oblige, le plan prévoit également mais surtout de renforcer les capacités des services de sécurité en matière de cyberdéfense. Une urgence, au regard des derniers rapports faisant état de vastes attaques, assez souvent et fort heureusement déjouées par les services spécialisés de l’ANP. Cela va de la sécurité des installations et des systèmes informatiques des institutions de l’État et de-là de la sécurité du pays. Comme il y est prévu aussi l’implication de l’ANP dans le développement économique. Pour le premier axe du Plan, il est rappelé l’engagement du chef de l’État à consolider l’’État de Droit et de la gouvernance, la modernisation de la Justice et renforcement de son indépendance et des principes qu’elle garantit suivant la Constitution adoptée novembre 2020. Tout comme la moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption, la réforme de l’organisation et la numérisation de l’Administration publique et la rénovation de sa gestion, ainsi que la consécration et renforcement et protection des fondements de l’identité et de la mémoire nationales.

Mettre en branle la diplomatie économique
Sur le plan économique, comme deuxième axe, la révision du système bancaire et financier et la réforme du secteur public marchand et consolidation de la gouvernance des entreprises publiques, ainsi que l’amélioration de l’attractivité du climat d’investissement est largement abordé. Entre autres, la promotion de l’Industrie pharmaceutique qui a, au demeurant, fait ses preuves dans le contexte de la crise sanitaire de Covid-19.
En troisième lieu, le Plan prévoit, grosso modo, le développement humain et une politique sociale soutenue, à travers le développement du système de santé, amélioration de la qualité de l’enseignement sous ses multiples paliers et leur adaptation aux exigences du marché de l’emploi, ainsi que l’accès à des prestations de santé dignes de ce nom et le soutien au pouvoir d’achat du citoyen. Il est prévu aussi, comme décision prise récemment par le chef de l’État, l’élaboration d’un projet amenant à l’institution d’une allocation de chômage au profit des jeunes.
Le quatrième axe du plan aborde la politique étrangère qui se veut désormais dynamique et proactive. Autrement, actualisation des objectifs et missions de la diplomatie algérienne à la lumière des valeurs et des principes inébranlables de la politique étrangère, poursuite de la défense de la souveraineté des États et de l’appui aux causes justes et légitimes, et, enfin, mise en branle de la diplomatie économique dans le cadre du plan de relance adopté l’année dernière.
F. Guellil