Macron

Après une première en tant que candidat à l’Élysée : Le président Macron à Alger le 6 décembre

Le président français Emmanuel Macron a annoncé, hier, qu’il se rendra en visite officielle en Algérie, le 6 décembre prochain, son premier déplacement dans notre pays depuis son élection à la tête de l’État français en mai 2017.

Le Président Macron, qui n’a jamais caché son impatience à venir en visite officielle à Alger, a lui même fait l’annonce de la date de sa visite, de manière tout a fait inhabituelle, lors d’un déplacement à Tourcoing, au nord de la France, pour répondre à un habitant qui l’a interpellé à ce sujet. à Alger, une source autorisée du ministère des Affaires étrangères a précisé, hier, que «suite aux consultations entre les institutions algériennes et françaises compétentes, la visite en Algérie du président de la République française, M. Emmanuel Macron a été fixée pour le 6 décembre prochain». Il est bon de rappeler qu’après son accession au Palais de l’Elysée, en mai dernier, Emmanuel Macron avait reçu les félicitations solennelles du président Abdelaziz Bouteflika pour son «élection bien méritée» ajoutant que le peuple français avait «distingué un ami de l’Algérie». Le président français, qui veut maintenir l’équilibre des relations de Paris avec les trois pays du Maghreb, est cependant bien conscient du poids de l’Algérie dans une relation que l’on ne cesse de qualifier d’exceptionnelle, même si Alger se montre quelque peu désabusée par la politique française tant au plan économique que politique. Ainsi, et pour ce qui est du règlement de la question du Sahara occidental, et alors que Mohamed VI, acculé par des défaites diplomatiques à répétition, fait dans la fuite en avant reniant jusqu’aux engagements internationaux du Maroc, la France continue à appuyer diplomatiquement l’occupation coloniale d’une partie du territoire, notamment au Conseil de sécurité. Tout comme elle s’est beaucoup agitée, mais en vain, pour empêcher la RASD de participer pleinement et en toute légitimité au prochain sommet UA-UE d’Abidjan. Il y a aussi des divergences d’approche sur les dossiers du Mali et de la Libye où la France est le plus souvent tentée de faire cavalier seul. L’Algérie qui ne peut rester indifférente à des questions qui se posent à ses frontières ne peut rester les bras croisés, même si, volontairement, elle s’est abstenue de participer à toutes les réunions africaines avec la participation de la France pour la mise en place de stratégies militaires au Sahel. Ce qui n’empêche pas de mener des consultations avec les pays concernés au sein de structures adéquates que l’on veut délibérément marginaliser. Mais, il semble bien que lors des entretiens Messahel-Le Drian, en marge de la réunion de la COMEFA, l’on ait dégagé des avancées pour une approche commune que les Chefs d’État des deux pays auront à avaliser lors de leurs premières rencontres.
M. Bendib