Ligue 1 USMH-CSC

Après leur réunion avec le président du club : Les joueurs de l’USMH mettent fin à la grève, mais…

A l’USMH, les saisons se suivent et se ressemblent. Après plusieurs grèves la saison passée, les joueurs ont de nouveau recouru à cette forme de protestation dans l’espoir d’être régularisés.
Les camarades du capitaine, Hadj Bougueche, n’ont pas perçu leurs salaires depuis six mois. Et si les joueurs harrachis ont recouru à cette solution extrême, c’est à cause du faux bond des dirigeants, qui n’ont pas tenu promesse après s’être engagés à rencontrer leurs protégés pour discuter justement de ce grand retard accusé dans le paiement des salaires.
Une attitude qui a irrité au plus haut point les Harrachis, avant de décider de sécher la séance d’entrainement de lundi matin. Il faut dire que les coéquipiers de Mebarki se disent en avoir ras-le-bol de cette situation. Le changement de direction l’été dernier n’a donc rien changé dans la situation du club banlieusard de la capitale confronté aux mêmes problèmes qui persistent depuis plusieurs années. Certains joueurs songent déjà à saisir la chambre de résolution des litiges pour être rétablis dans leurs droits, et aussi bénéficier de leurs lettres de libération. On est même tenté de dire que l’USMH risque la saignée dès décembre prochain qui coïncide avec l’ouverture du marché des transferts hivernal.
Les joueurs semblent être décidés à aller au bout de leur démarche pour réclamer leur droit. Après avoir boycotté la séance de lundi, les Jaune et Noir se sont donné le mot pour poursuivre leur grève jusqu’à la rencontre avec les dirigeants actuels. Sentant que la situation commence à se dégénérer, le président Fayçal Bensemra a provoqué une réunion d’urgence dans la nuit de lundi avec les joueurs afin d’essayer de les convaincre à reprendre les entraînements. Il s’est engagé à résoudre le problème des joueurs, suite à quoi ces derniers ont consenti à reprendre le travail. Néanmoins, un ultimatum a été accordé à Bensemra pour joindre l’acte à la parole. Décidément, à l’USMH, l’on n’est pas sorti de l’auberge.
Hakim S.