apn

Après la réunion de coordination avec les délégués des partis : Derniers réglages de l’APN avant le 23 mai

Après une première réunion de coordination avec les délégués des partis qui seront représentés à l’hémicycle, le FLN, le RND, le MSP, le TAJ, le MPA, le PT, le FFS, le RCD, etc. et qui a eu lieu le 16 mai courant, les préparatifs vont bon train pour l’installation officielle de la nouvelle Assemblée populaire nationale, le 23 mai courant. Selon nos informations, la réunion du 23 verra l’installation du Bureau provisoire de l’Assemblée nationale, constitué par le doyen des députés, en l’occurrence Saïd Bouhadja, qui avoisine les 80 ans, et ses deux suppléants, choisis parmi les moins âgés, un député de TAJ et un autre indépendant, âgés respectivement de 27 et 28 ans.
La solennité de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, comme le veut la tradition, veut que soit écoutée la récitation de la «Fatiha » puis le «kassaman» national, avant que le nouveau président de l’Assemblée ne donne le coup d’envoi aux travaux de la huitième législature de l’APN, dans sa version 2017. Des délégués au doyen du Bureau de l’APN auront pour tâche d’appeler nominativement un après un les nouveaux députés, qui répondront présents, selon la tradition parlementaire.
Par rapport à la précédente, la nouvelle Assemblée nationale n’aura subi que de très légères transformations de forme ; le FLN gardera sa place de prépondérance, mais a fait machine arrière par rapport à ses délégués de 2012 ; le RND a fait mieux, mais reste encore loin derrière le FLN ; à elles deux, ces deux formations politiques du pouvoir constituent une majorité au Parlement. Les islamistes, groupés ou non, reviennent de loin et peuvent se prévaloir de constituer la troisième force politique dans l’hémicycle Zighout Youcef. Les autres partis ne peuvent aspirer constituer un groupe parlementaire, sauf s’ils se liguent en bloc monolithique. L’Assemblée notera aussi l’arrivée du RCD après son boycott des dernières législatives de 2012. Les indépendants, avec plus d’une vingtaine de sièges, auront soit à se constituer en groupe compact, pour essayer de peser lourd, après l’interdiction de « nomader » dans les partis politiques, soit à intervenir en solo et espérer faire entendre chacun de son côté sa voix.
F. O.