Belhimer

AMAR BELHIMER À PROPOS DE LA NUMERISATION DE LA « PRESSE PAPIER » : « Une nécessité impérieuse »

La démocratisation de l’Internet mobile, qui a rendu possible l’accès à l’information en temps réel, tout en démultipliant les sources, a mis en évidence le talent d’Achille des médias traditionnels, désormais en crise à cause de la pandémie du coronavirus. Le passage vers le numérique et le e-government sont des choix inéluctables. Belhimer, le porte-parole du gouvernement en avait même fixé une échéance pour le premier semestre de cette année, avant que la crise du coronavirus ne vienne rebattre les cartes et chambouler ce calendrier. Ainsi, comme le rapporte l’APS dans une dépêche datée d’hier, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer, a rappelé que la transition numérique de la presse écrite était désormais « une nécessité impérieuse » pour être au diapason des évolutions technologiques que connaît le secteur. « La transition numérique de la presse écrite est désormais une nécessité impérieuse, au regard de l’évolution de la scène médiatique, marquée notamment par l’abandon par plusieurs journaux de l’édition papier pour se tourner vers l’édition électronique », a détaillé M. Belhimer, lors de la cérémonie d’installation du nouveau Directeur général du quotidien Echaâb. Précisant que les tirages papier de la presse écrite ont reculé de 80% entre 2010 et 2019, le ministre de la Communication a expliqué que ce taux avait encore baissé avec la propagation de la pandémie de Covid-19 à travers le monde, impliquant « une transition impérative vers la presse numérique ». M. Belhimer a mis l’accent sur la nécessité d’établir « une liaison électronique » entre les différents médias dont la presse électronique et les chaînes de radio et de télévision via le web. « Les engagements internationaux de l’Algérie lui imposent une transition définitive vers l’ère numérique le 17 juin. Voilà pourquoi nous avons accéléré l’opération et nous avons atteints l’objectif escompté », a-t-il soutenu. Évoquant la situation des médias, M. Belhimer a appelé tous les acteurs à « adhérer à la démarche participative nationale pour le développement du secteur ». Belhimer, qui connait mieux que personne le secteur des médias, a mis en branle une série de réformes profondes, dont la pierre angulaire réside dans l’arrêt de l’accaparement de la publicité institutionnelle par des gens étrangers au secteur, afin que celle-ci soit plus équitablement distribuée et que le métier de journaliste recouvre ses lettres de noblesse… Ainsi, les professionnels du secteur, qui ont foi et confiance en un ministre imprégné de leur vécu et de leurs besoins mieux que personne, attendent avec impatience l’aboutissement des divers chantiers ouverts par Belhimer…
Mohamed Abdoun