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Alors que le SNATEGS maintien la pression : Silence de mort de la tutelle

Le Syndicat national des travailleurs d’électricité et de gaz (SNATEGS) semble déterminé à aller jusqu’au bout de ses actions de protestation. Pour la satisfaction totale des ses revendications, le syndicat ne compte pas mettre fin à la série de grèves entamées depuis quelques semaines. Au contraire, il prévoit d’aller vers le durcissement de ces actions.
Après le dernier débrayage de trois jours entamé du 9 au 11 mai, les travailleurs du groupe Sonelgaz, affiliés au SNATEGS, prévoient d’organiser une autre série de grève dont la date sera annoncée ultérieurement. Le conseil national du syndicat devra se réunir dans les prochains jours afin de fixer la date et la durée de cette quatrième série de grève, a fait savoir hier le SG du Snategs , Abdelkader Kouafi. Joint par téléphone, il a révélé que le syndicat n’est pas prêt à lâcher prise et compte aller vers le durcissement de ses actions jusqu’à la prise en charge de sa plateforme de revendication. Notre interlocuteur a estimé, par ailleurs, que la grève de la «dignité 3 » a enregistré un taux de participation appréciable au niveau national. en effet, précise-t-il, le dernier débrayage de trois jours a connu un suivi de 67%, poursuivant que le taux variait entre 75%, 85%, et 100% au niveau régional. Seul à Alger et à Blida où le suivi n’a pas dépassé les 25%. Kouafi a indiqué, dans ce cadre d’idées, que prés de 22 nouvelles wilayas ont rejoint le mouvement du SNATEGS. Il a cité, à titre d’exemple Skikda, M’sila, Biskra, Oran, Bordj-Borréridj, et Constantine. Le SG du Snategs a dénoncé à l’occasion, des décisions répressives prises à l’encontre des travailleurs ayant participé à la grève. Il a fait état de 240 employés mis à pied alors que d’autres ont été arbitrairement licenciés. Kouafi a évoqué également les menaces dont sont constamment harcelés les contestataires de la part des directions régionales du groupe Sonelgaz. Précédemment, les travailleurs de SONELGAZ ont organisé 9 jours de grèves, à savoir du 21 au 23 mars, du 11 au 13 avril et du 9 au 11 mai 2017. Ces débrayages étaient accompagnés par 5 rassemblements régionaux dans les wilayas de Béjaïa, Tizi-Ouzou, Alger et Oran. D’autres sit-in régionaux ont été organisés à Tébessa, Oum-El-Bouagui, Mila, et Sétif pour exiger la levée, sans conditions, des sanctions et l’arrêt immédiat des intimidations et pressions exercées sur les travailleurs visant leur asservissement et leur humiliation. Outre le respect des libertés syndicales, il convient de rappeler que le syndicat des travailleurs d’électricité et de gaz, affilié à la Confédération générale des travailleurs en Algérie, revendique, notamment, l’augmentation des salaires à 50%, la promotion automatique après 3 ans de travail, la fixation des primes de risques pour les travailleurs exécutifs et les agents de sécurité et des primes d’encouragement pour tous les travailleurs sans distinction. La plateforme contient au total 36 points.
Ania Nait Chalal-Nb