Menasra

Alliance MSP : Menasra veut une majorité relative

Pour son premier jour de campagne électorale, Abdelmadjid Menasra, tête de liste de l’alliance du Mouvement de la société pour la paix (MSP), a réaffirmé, hier à Alger, au cours d’une halte observée par la Coalition islamiste, dans le cadre des préparatifs aux législatives de mai prochain, l’ambition et la volonté de son parti à conquérir Alger pour remporter le maximum de sièges.
Accompagné par son compère du MSP, Abderrezak Makri, le président du désormais ex-FC (Front du changement) a sillonné les rues de la Capitale en observant une halte devant le siège de l’APN, où une prise de parole a eu lieu. Sur place, et à une question portant sur une déclaration, tenue la veille par son homologue au sein de l’Alliance, parlant d’une victoire «absolue» du MSP aux législatives prochaines, Menasra a préféré parler de «majorité relative». «Nous espérons remporter la majorité au sein de la prochaine Assemblée. Mais, tout de même, il ne s’agit pas de la majorité absolue. Car, le peuple algérien n’est pas le propre d’une seule tendance politique. Nous espérons que notre parti soit la première force à la prochaine législature parlementaire, avec une majorité relative», a-t-il émis le vœu. Aussi, le même orateur a exprimé son souhait de voir les futurs députés qui siégeraient au sein de la nouvelle composante de la deuxième Chambre du Parlement soient des élus «non corrompus et non issus de partis corrompus à même d’éviter l’instauration de lois compromises».
En ce sens, il a appelé le peuple algérien à se dresser comme un seul homme à l’effet de voter en faveur de candidats propres et honnêtes. À cette occasion, Menasra et Makri, accompagnés de quelques cadres militants, ont tenu à réaffirmer l’idéologie islamique et le caractère «nationaliste» qui constituent les valeurs de leur parti. De son côté, Makri a tenu à dénoncer la corruption, en pointant d’un doigt accusateur le marché noir de la devise en cours, à Square-Port-Saïd, qu’il a qualifié de «symbole de la loi de la Jungle». «Assez! On n’en a marre de ces agissements de l’État en dehors de la loi. Nous voulons une vraie économie et non pas une économie de trabendo, le propre de la maffia», a-t-il récusé. Selon le même responsable, il est temps que ces pratiques illégales disparaissent et laisser place à des pratiques saines et légales. En ce sens, il a fait savoir qu’il n’est pas contre les marchés de change de devises. Pour peu qu’ils soient légaux et se fassent dans des bureaux de change, conformément à la loi. Sur le plan politique, Makri s’est dit «croire au changement». Après la fin du rassemblement devant l’APN, les deux co-leaders se sont recueillis devant la tombe de feu Mahfoudh Nahnah, fondateur du MSP, sis au cimetière EL-Alia. Pour une autre étape ponctuant la première sortie de la Coalition islamiste, une rencontre devait avoir lieu dans l’après-midi de cette journée et qui devait tourner autour du programme électoral du parti cher au défunt Nahnah.
Hamid Mecheri