Laskri

ALI LASKRI À PROPOS DE LA CRISE QUI SECOUE LE FFS : «C’est la neutralisation du parti qui est recherchée»

Le coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, a accusé, hier, les militants mécontents entraînés par les parlementaires du parti qui se sont soulevés contre lui, samedi dernier, de s’être emparés de «documents officiels» du parti, en accusant les députés en question «d’avoir ramené des gens extra FFS» pour orchestrer le coup de force au siège national du parti, à Alger.

Des accusations des plus graves de la part d’Ali Laskri, soulignant que «ce qui se passe aujourd’hui au FFS, surtout par le biais du groupe parlementaire du parti, n’est pas innocent». «Ils ont ramené des gens qui n’ont rien à voir avec le parti (…) C’est le groupe parlementaire du parti qui a ramené ces
gens-là ; des gens de l’extérieur du FFS» citant «des fonctionnaires de l’État des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa. Il y a même ceux qui travaillent dans des bars, des videurs. Il y a des gens très dangereux», a-t-il déclaré, hier, sur TSA. Dans ses explications sur les raisons à l’origine de la situation dans laquelle le FFS est plongé, Laskri soutient que «l’engagement du parti aux côtés des syndicats autonomes, son choix de renouer avec la mobilisation de rue», et notamment, a-t-il précisé, «sa décision de boycotter activement, massivement et pacifiquement le scrutin présidentiel (du 18 avril dernier NDLR)» cite-t-il, ont déclenché cette avalanche de problèmes et de perturbations au sein du parti. Résumant sa lecture politique de ce qui secoue le plus vieux parti, d’opposition en Algérie, Ali Laski dira que «c’est la neutralisation du FFS, en cette phase que vit le pays, qui est recherchée», et d’ajouter qu’«on assiste à des tentatives de division et d’infiltration extraordinaires contre des partis politiques».
Dans son récit des évènements survenus samedi dernier, il a raconté qu’«ils ont saccagé le bureau où j’étais. Ils ont renversé toutes les armoires ; tous les documents ont été mis dans des sacs. Où est-ce qu’ils les ont mis ? L’avenir nous le dira», a-t-il ajouté, notant que les militants frondeurs étaient au nombre d’une centaine et qu’ils se sont pris au trésorier du parti en le frappant. Cependant, Laskri a livré une explication sur ces événements. «Ils ont pris des documents officiels du FFS parce qu’ils savent qu’ils m’ont fait un écrit le 25 février. Ils savent bien que le FFS va retirer ses députés et demander leur démission. Dans leur écrit, ils m’ont dit : “ monsieur Laskri, on veut reprendre nos activités au Parlement”.
Cela est arrivé lorsque Ouyahia allait présenter la déclaration de politique générale, contrairement aux décisions des instances du parti», a-t-il dit. «Ils disent que deux membres de l’instance présidentielle leur ont donné leur accord. Il s’agit de Sofiane Chouikh et Hayat tayatti. Ils m’ont envoyé cet écrit avec l’accord de ces deux membres de l’IP», a-t-il indiqué.
Hamid Mecheri