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Ali Benflis explique sa décision de tourner le dos aux prochaines législatives : « Le prochain scrutin ne constitue pas une urgence »

Pour l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, la décision de son parti, Talaï el-Houriet, de ne pas participer aux prochaines législatives, n’a pas été prise «dans une réaction de rejet par principe de tout ce qui vient du régime politique en place», mais parce que le scrutin en question est «secondaire et très éloigné des urgences du moment».
C’est l’explication donnée, hier, par Ali Benflis lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti à Alger. Considérant que ses partenaires dans l’opposition, regroupés au sein de l’Instance de suivi et concertations de l’opposition (Isco), se sont entendus sur les «questions fondamentales», notamment, cite-t-il, celle du changement par une transition démocratique, alors que la décision de la majorité des partis, composant l’Isco, à prendre part au scrutin législatif, alors que son parti a tranché en faveur de sa non-participation, «est secondaire» selon lui. Pour le conférencier, l’option de ne pas être dans la course des législatives prochaines a été «longuement mûrie, largement débattue et adoptée à une écrasante majorité», a-t-il indiqué, avant de souligner plus loin que cette échéance électorale «ne règlera pas la crise, politique, économique et sociale, à laquelle est confronté le pays.
Déclarant que les prochaines élections sont «secondaires et sans importance», car ce scrutin législatif, explique l’ex-chef du gouvernement, «n’a aucun sens», du moment qu’il n’apporte pas de solutions à «la situation difficile» à laquelle est confronté notre pays, notamment à «l’impasse politique», a-t-il insisté. C’est dans «la sérénité» que le parti d’Ali Benflis ait débattu la question de sa participation, ou pas, aux législatives, précisant encore que les partis de l’opposition ayant décidé de s’engager dans cette course électorale, savent, à l’instar du parti qu’il préside, que ce rendez-vous électoral «ne fera pas sortir le pays de l’impasse politique à laquelle il est confronté», a affirmé Ali Benflis, hier. La non-participation de TAH aux législatives prochaines ne signifie pas que la formation politique de Benflis «sera en hibernation ou prendra une année sabbatique», a-t-il lancé, soutenant que le travail de proximité et de sensibilisation se poursuivra, pour s’intensifier davantage, par l’ensemble des structures du parti à travers le pays. Indiquant à ce propos que son formation «n’optera pas pour des actions en vue d’empêcher les électeurs de voter», a déclaré Benflis, mais, poursuit-il, «le travail et l’action politique de notre parti sera de proximité avec le citoyen, pour le sensibiliser sur les questions fondamentales qui engagent l’avenir du pays». Autre actualité abordée, lors de la conférence de presse d’Ali Benflis, les derniers événements survenus dans la ville de Béjaïa. Condamnant d’emblée les violences ayant marqué ces événements, le patron de TAH dira que celles-ci sont «inacceptables», lançant plus loin dans ses propos qu’«il faut protéger notre pays des violences», et de souligner que ce qui s’est passé à Béjaïa est une «sonnette d’alarme», invitant tout le monde à ne pas aller vers des«lectures superficielles» dans ce genre de situation et non plus, selon lui, sur «accusations toutes prêtes qui n’ont rien à voir avec la réalité”, a déclaré Benflis. L’ex-chef du gouvernement a fait savoir, par ailleurs, que nul n’ignore «que l’impasse politique, la crise économique et les perturbations sociales ne permettent pas d’aller vers la stabilité», a soutenu Ali Benflis,
Karima Bennour