Alger, ville morte…

Peut-on diriger un si grand pays avec des hommes aussi petits ? Bien sûr que non ; et pourtant, l’Algérie continue à «tourner » avec des petits. Au second jour de l’Aïd, Alger, c’est une ville morte, paralysée, totalement vide. Et on ose demander pourquoi les touristes ne viennent pas ? Venir où ? Pourquoi ? Pour trouver une ville vide, les commerces paralysés, le pain introuvable, les restaurants fermés, les cafétérias aussi, le sang de moutons égorgés partout, les toisons qui sentent le sang et le sel à dix lieux à la ronde ? Non, merci, ils préfèrent rester chez eux, le temps qu’une autre génération de bâtisseurs et de proconsuls viennent prendre les choses en main pour amarrer l’Algérie aux pays civilisés, cultivés et avancés.
I. M. Amine