Innondations à Tébessa

Accusé de ne pas fournir à temps les informations détaillées : L’Office national de météorologie se défend

Réfutant les critiques ayant visé l’Office national de la météorologie suite aux perturbations qui ont touché récemment plusieurs wilayas de l’Est, à l’origine de pertes matérielles et humaines, la chargée de l’information auprès de l’ONM, Houaria Ben Rakta, a assuré que l’Office a rempli pleinement son rôle comme à l’accoutumée, en assurant un suivi continu de la météo. Ben Rakta a expliqué, à ce titre, que les perturbations enregistrées à l’est du pays étaient dues à une série de cellules orageuses très actives et inhabituelles pour le mois de septembre formées par des masses d’air chaud qui ont été à l’origine des fortes températures enregistrées en août dernier. Les fortes perturbations météorologiques enregistrées, début septembre courant, et l’importante activité orageuse et les cellules orageuses formées dans les régions est du pays, ne sont pas des perturbations météorologiques classiques pouvant être détectées par les modèles numériques, mais il s’agit plutôt d’une perturbation locale particulière qui peut être observée par satellite en fin de journée, a relevé Ben Rakta, soulignant, dans ce sens, que les services de l’ONM suivaient de près ces perturbations et émettaient des bulletins (spéciaux et quotidiens), mais ce genre de perturbation complique l’opération de prévision de la pluviométrie. Rappelant que les services de météorologie, à l’échelle internationale, trouvent des difficultés pour prévoir les quantités de pluies pouvant accompagner les cellules orageuses. La spécialiste a qualifié ce phénomène de problème mondial car, a-t-elle expliqué, les quantités de pluie pouvant être prédites concernent des perturbations classiques, contrairement à la cellule orageuse dont le développement et les quantités de pluie l’accompagnant sont difficiles à prévoir. Ben Rakta a souligné, par ailleurs, que l’ONM a pour principale mission, la protection et la préservation des personnes et de leurs biens, non pas par l’intervention en cas de catastrophes naturelles mais par des prévisions précises sur l’endroit et le temps de survenance d’une violente perturbation, qui sont signalées instantanément aux responsables et services concernés en vue de prendre les mesures nécessaires.
Dans ce cadre d’idées, elle a fait savoir que l’ONM établissait ses prévisions suivant les normes internationales, en recourant à des moyens technologiques permettant d’atteindre un taux de précision des prévisions avoisinant les 80%, assurant, à ce titre, que l’Algérie est un pays pionnier au niveau arabe dans ce domaine. La même responsable a expliqué que l’ONM avait amélioré, au cours des dernières années, la précision de ses prévisions grâce à un modèle numérique prenant en compte tous les cumulonimbus et les activités orageuses et qui permet de déterminer les zones de perturbation avec une précision de l’ordre de 3 km au lieu de 8km auparavant et de collecter des informations précises pour chaque wilaya et non la région tout entière, précisant que ce modèle permettait aux services de l’Office d’établir des prévision dans les 48 heures avec un taux de précision pouvant atteindre les 80%.
Ania Nait Chalal