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À travers une série d’attaques médiatiques : Rabat lâche ses relais contre la diplomatie algérienne

Les succès diplomatiques, à répétition, de l’Algérie gênent considérablement le Maroc, ainsi que ses sites de propagande qui ne savent plus quoi inventer pour masquer les déroutes de Rabat. D’autant que ces déroutes sont le fait de Mohammed VI, qui se pique de diplomatie, alors qu’en réalité il fait du tourisme comme s’il fuyait un royaume où il gouverne par précaution et où le feu couve notamment au RIF, où la révolte ne cesse de perturber, en dépit de la féroce répression qui s’y exerce.
Ainsi, et après la grossière mise en scène de Hicham Aboud, qui n’a plus rien à vendre que ses rodomontades recyclées, le Makhzen active ses relais, en Algérie, qui agissent le plus souvent contre de solides contreparties. Pour ce faire, il s’attaque au cœur de la diplomatie algérienne faute de pouvoir la contrecarrer. Le journal électronique «Algérie patriotique» décortique ces actions d’hostilité à travers les agissements d’un site électronique qui a lancé une campagne, enragée, contre le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif. «Ces attaques perfides coïncident avec une autre série d’articles haineux, parus dans les médias marocains, à l’égard du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, du ministre des Affaires maghrébines, Abdelkader Messahel, et de notre ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani», écrit le journal qui affirme que «ces deux actions sont clairement liées et télécommandées, à partir de Rabat». Pour rappel, dans une série d’articles publiés sur ledit site, ce dernier s’en prend au porte-parole du ministère des Affaires étrangères, présenté comme un haut responsable de l’état qui foulerait aux pieds les lois, en abusant de sa fonction. Les articles traitent d’un litige tout à fait banal entre deux voisins, dont l’un n’est autre que Benali-Cherif, et dont le seul tort est d’occuper un poste de responsabilité au ministère des Affaires étrangères. Dès lors, le site pro-marocain le jette en pâture à une opinion publique, dont il sait qu’elle répugne à accepter l’abus d’autorité. «C’est une campagne orchestrée contre ma personne et, par extrapolation, pernicieuse contre l’Institution à laquelle j’appartiens, et les cadres de l’État en général», a déclaré Abdelaziz Benali-Cherif à AP, qui a voulu connaître sa réaction. «Ce site a commis à trois reprises des pseudo-articles attentant à ma personne et me présentant à l’opinion publique comme un -haggar- abusant de ma qualité de cadre supérieur de l’état pour «écraser ma pauvre voisine», faisant fi, ainsi, des règles les plus élémentaires de déontologie journalistique et inscrivant ces forfaits dans la logique de celui qui cherche à nuire, par tous les moyen», s’indigne Benali-Cherif. «L’affaire qui m’oppose à ma voisine est un litige, somme toute, ordinaire de voisinage entre deux citoyens», explique-t-il, en invitant les journalistes à vérifier, sur place, s’ils le souhaitent, «pour faire le constat par eux-mêmes de la nature de ce différend».
«Ce litige n’oppose pas le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et une professeure universitaire, mais deux citoyens tout à fait égaux devant la loi», précise Benali-Cherif, qui note que la cabale a été enclenchée contre sa personne pour des raisons que «la décence lui interdit de rendre publiques». Il dénonce un «parti pris flagrant» de cette publication «qui n’a jamais pris la peine d’essayer de vérifier les élucubrations et les accusations infondées» contre lui. «Ce site avance, sans pudeur et surtout sans aucune précaution d’usage, des informations controuvées, mais néanmoins attentant à mon honneur et ma probité morale, allant jusqu’à affirmer que j’aurais refusé d’exécuter une décision de la Justice». Une décision de justice qui n’a jamais existé, précise Benali-Cherif, qui affirme avoir décidé, en sa qualité de «citoyen qui refuse que son honneur soit sali par des gens sans scrupules», de charger son avocat de sommer la direction de ladite publication «de produire les preuves étayant ses allégations». «Si ces preuves ne sont pas présentées, je recourrai aux voies légales pour exiger réparation». Par-delà la simple affaire qui concerne un litige ordinaire entre voisins, l’intention malveillante de nuire au porte-parole du ministère des Affaires étrangères –qui constitue une des pierres angulaires dans l’édifice de défense des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination– est flagrante. Sans parler des injonctions que ce site en partenariat avec un site marocain domestiqué par le Palais royal marocain, alors qu’il était en faillite et après que son fondateur ait commis un lourd pavé contre le prince Moulay Hicham, se permet de donner aux décideurs algériens et sa propension à critiquer systématiquement l’action gouvernementale, tout en donnant la parole a des «opposants» qui se lancent dans de graves accusations de «coup d’État» et qui fantasment sur le vote «blanc de l’ANP». Des accusations qui coïncident, comme par hasard, avec celles ciblées, depuis Rabat, contre le rempart et le roc que constitue l’ANP dans la défense de notre pays.
M. Bendib