Bouterfa

A quelques jours de la réunion de l’OPEP : Bouterfa en visite de prospection à Moscou

Avant la réunion de l’OPEP, prévue la semaine prochaine à Vienne, qui devra examiner la prorogation ou le gel de l’Accord sur la réduction de la production pétrolière qui arrive à terme juin prochain, le ministre de l’énergie, Nourredine Bouterfa se rendra, aujourd’hui, à Moscou. Un déplacement qui intervient, une semaine après celui qu’il a effectué, en Irak. Alors que des membres signataires de l’Accord, pays de l’Opep et non- Opep, sont en faveur de sa reconduction, il est aussi question de l’adhésion d’autres pays à cette dynamique, selon des responsables russes.
Après que la Russie et l’Arabie saoudite aient affirmé, dans un communiqué commun, être en faveur d’une extension de l’accord sur la réduction de la production de pétrole, pour la stabilisation du marché mondial du pétrole, la réunion de Vienne devrait continuer sur la dynamique que les membres de l’Opep et non Opep, ont lancé, dès janvier dernier, à travers la réduction de leur production de l’or noir, selon le planing des quotas qu’ils ont adopté, à cet effet. Le ministre de l’énergie, Noureddine Bouterfa, se rendra à Moscou, aujourd’hui, où il rencontrera son homologue russe, Alexander Novak, pour discuter de la coopération bilatérale entre Alger et Moscou, dans le domaine énergétique et notamment de la situation du marché pétrolier mondial, en prévision de la rencontre précitée, qu’abritera Vienne, le 25 mai prochain. Lors de la visite du ministre Bouterfa en Irak, il a été question, dans le cadre des consultations avec son homologue, irakien, Jabber al-Aluaibi, des préparatifs de la conférence ministérielle de l’Opep, à Vienne, à propos de laquelle les deux parties sont en faveur de l’extension de l’Accord sur la réduction du niveau de production de l’or noir. Et c’est, à cette occasion, que le président irakien, a réitéré, l’engagement de son pays, à respecter ses quotas de production, selon le planning établi, outre le soutien de Bagdad aux efforts menés par les pays Opep et non- Opep visant la stabilisation des marchés pétroliers à moyen et long termes. Plaidant en faveur de la poursuite des concertations et les échanges entre les pays Opep et non- Opep, Alger insiste auprès de ses partenaires, sur l’importance de l’institutionnalisation d’un cadre de coopération sur une base «régulière et durable» comme l’a souligné, à partir de Bagdad, Bouterfa. Une question qui sera, vraisemblablement, abordée lors des concertations entre le ministre algérien et son homologue russe, Alexander Novak. Il est utile de souligner que le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré lundi dernier, qu’après avoir « rencontré des dirigeants des différentes compagnies (pétrolières, ndlr), nous soutenons la proposition » de proroger l’Accord en question. Rappelons que pour faire freiner la chute des prix du pétrole et de conforter les conditions de sa remontée, en novembre 2016, lors d’une réunion à Vienne, les pays de l’OPEP et 11 (onze) autres non membres du cartel ont convenu de réduire la production de pétrole de 1,8 million de barils par jour pendant le premier semestre 2017, à travers un Accord, qui arrive à terme en juin prochain, les signataires du-dit document sont favorables à sa prorogation, jusqu’à 2018. La Russie (non membre de l’OPEP) et l’Arabie saoudite, deux grands producteurs de pétrole, sont tombés d’accord lundi dernier, sur la nécessité d’une prolongation de l’accord de réduction de la production pétrolière, jusqu’en mars de l’année prochaine, ce qui devra être abordé, à Moscou par Bouterfa et Novak. Cette mesure doit permettre de réduire le niveau des stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années, et par la même occasion, traduira la détermination des producteurs signataires du dit Accord à assurer, outre la stabilité du marché pétrolier, sa prévisibilité et son développement durable. Afin d’y parvenir, les consultations entre les pays membres de l’Opep et non-Opep s’intensifient avant la rencontre du 25 mai prochain, à Vienne, visant à dégager un consensus complet sur la prolongation, pour les 9 mois prochains, de l’accord de réduction de la production; laquelle question inscrite sur l’agenda de Bouterfa, dans le cadre de ses déplacements, dont celui à Moscou, aujourd’hui. Il est à noter que le ministre koweïtien du pétrole, Issam Elmerzoug, qui préside la commission chargée de vérifier les réductions de production du pétrole, selon le planning établi, par les signataires de l’Accord, avait affirmé lundi dernier que les pays producteurs de pétrole «devraient renouveler l’ accord» sur une extension de six mois de la réduction de la production de pétrole, soutenant qu’ « il y a un consensus presque total sur l’importance d’étendre l’accord sur au moins six mois» a-t-il précisé. A ce propos, M. Bouterfa avait aussi indiqué récemment que l’Algérie était également favorable pour prolonger la durée de la réduction de la production du pétrole, en vue de maintenir le cap pour la stabilisation, dans la durée, du marché pétrolier et du prix de l’or noir, à un niveau raisonnable.
Karima Bennour