Informel

1 050 marchés informels éradiqués jusqu’à fin novembre 2017 : L’État poursuit sa bataille !

Puisque le gouvernement est déterminé plus que jamais à combattre le phénomène du tout informel, qui représenterait près de 45% du Produit national brut (PNB), selon une enquête réalisée par l’ONS en 2012, l’opération d’éradication des marchés parallèles se poursuit non sans aboutir sur des résultats sur le terrain.
En effet, sur les 1 453 unités recensées en 2012, pas moins de 1 050 marchés parallèles ont été éliminés, jusqu’à fin novembre 2017. Cependant, il a été constaté l’apparition de 85 nouveaux marchés informels alors que 216 ont fait leur réapparition après leur éradication, relève la direction de la régulation et de l’organisation des activités auprès du ministère du Commerce. L’opération d’éradication de ces marchés s’accélérera à l’avenir, à travers l’aménagement de marchés de proximité et de marchés couverts, en cours de réalisation par des entreprises publiques et mêmes privées, qui seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent exercer leurs activités commerciales. La lutte contre les marchés informels s’est soldée par l’insertion dans le tissu commercial légal de 21 239 intervenants qui exerçaient à l`intérieur de ces marchés, et ce, sur les 50 677 intervenants informels recensés en 2012. Notons que le nombre de ce type de marchés qui restent encore à éradiquer s’élève à 403 marchés. Toutefois, ces commerçants restent à caser à titre officiel dans des marchés officiels. Une telle guerre est encore loin d’être gagnée tant que le commerce des trottoirs continue à gagner du terrain. Plusieurs dizaines de points noirs sont en ce sens à évacuer des squatteurs les ayant envahis au nom du chômage, question de libérer les espaces piétonniers tout en mettant de l’ordre dans un secteur qui est en pleine mutation. Pour lutter contre ce phénomène, l`Etat a engagé plusieurs actions comme le démantèlement des marchés informels, le renforcement des infrastructures commerciales (marchés de proximité, marchés couverts…), ainsi, une enveloppe de 12 milliards de DA a été dédiée à la réalisation de 784 marchés de proximité relevant du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.
Concernant le projet de réalisation de marchés couverts par le ministère du Commerce, il prévoyait initialement la réalisation de 291 pour ce type de marchés avec une enveloppe financière de 10 milliards de DA. Jusqu’à fin novembre 2017, il a ainsi été réceptionné 670 marchés de proximité sur les 784 prévus dans le programme du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Il reste ainsi 94 marchés de proximité à réceptionner, alors que 20 projets de ce type de marchés ont été annulés. Pour ce qui est des marchés couverts, 24 ont été réceptionnés sur les 291 prévus dans le programme lancé par le ministère du Commerce. En outre, 44 marchés couverts sont en cours de réalisation tandis que 208 ont été gelés, huit sont à l’arrêt et sept autres ont été annulés.
C’est ainsi que les services commerciaux interviennent rapidement en vue de juguler ce commerce, assénant un coup dur à l’économie nationale en les réprimant dès sa régénération. Qu’à cela ne tienne et s’inscrit dans la durée vu les pertes sèches provoquées aussi bien pour les services fiscaux puisque ce commerce tant juteux, engrange d’importants dividendes sans rien verser dans le cadre des impositions fiscales. Il faut dire que ce genre de trafic commercial trouve grandement terrain d’exercice lors des occasions marquées par la forte consommation et la forte demande.
Mohamed Wali